Samedi 19 septembre 2009
La
chronique de ma prochaine lecture va tarder un peu, parce que je la savoure à un rythme plutôt lent, contrairement à mon habitude et aussi parce que les occupations
diverses se sont mises à prendre plus de place que pendant les vacances (ce qui est très étonnant, n'est-ce pas ?).
Je vous propose donc un petit extrait pris tout au début du roman pour vous faire patienter.
Le joyau de Slobozia était sans conteste le monastère byzantin qui trônait au fond de la vallée. Dès l’entrée du village, on pouvait distinguer au loin l’immense tour, dont la silhouette élancée dominait le reste de l’édifice. Tel un donjon médiéval, il s’érigeait en beffroi, orné à son sommet d’un large clocher. De jour comme de nuit, l’immuable carillon de ses cloches sonnait les heures de son timbre métallique. C’était là le seul bruit qui s’échappait du bâtiment, rappelant à chaque instant qu’il surveillait de son regard inquisiteur les faits et gestes de chacun. Pour pénétrer dans l’enceinte, il convenait de longer les murailles jusqu’à un grand porche ouvert en arcade. Un épais portail de bois fermait l’entrée. Tout le long des murs fortifiés, un enchevêtrement de balcons en encorbellement permettait aux moines de faire le tout du cloître sans être vus de l’extérieur. Tel un curieux golem, sa forme allongée impressionnait les rares visiteurs qui se risquaient jusqu’à ses remparts. Le monastère du Saint-Esprit veillait sur Slobozia depuis près de cinq siècles.
Un monastère en Moldavie (office du tourisme roumain)
Je vous propose donc un petit extrait pris tout au début du roman pour vous faire patienter.
Le joyau de Slobozia était sans conteste le monastère byzantin qui trônait au fond de la vallée. Dès l’entrée du village, on pouvait distinguer au loin l’immense tour, dont la silhouette élancée dominait le reste de l’édifice. Tel un donjon médiéval, il s’érigeait en beffroi, orné à son sommet d’un large clocher. De jour comme de nuit, l’immuable carillon de ses cloches sonnait les heures de son timbre métallique. C’était là le seul bruit qui s’échappait du bâtiment, rappelant à chaque instant qu’il surveillait de son regard inquisiteur les faits et gestes de chacun. Pour pénétrer dans l’enceinte, il convenait de longer les murailles jusqu’à un grand porche ouvert en arcade. Un épais portail de bois fermait l’entrée. Tout le long des murs fortifiés, un enchevêtrement de balcons en encorbellement permettait aux moines de faire le tout du cloître sans être vus de l’extérieur. Tel un curieux golem, sa forme allongée impressionnait les rares visiteurs qui se risquaient jusqu’à ses remparts. Le monastère du Saint-Esprit veillait sur Slobozia depuis près de cinq siècles.
Un monastère en Moldavie (office du tourisme roumain)







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