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Canada

Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 06:21
Présentation de l'éditeur : Elles fuguent. S’échappent. S’en vont voir ailleurs. Elles : des femmes comme les autres. Par usure ou par hasard, un beau matin, elles quittent le domicile familial ou conjugal, sans se retourner. En huit nouvelles, Alice Munro met en scène ces vies bouleversées. Avec légèreté, avec férocité, elle traque les marques laissées par le temps et les occasions perdues.
Biographie de l'auteur
: Alice Munro est née en 1931 au Canada. Lauréate de nombreux prix littéraires, unanimement admirée (Joyce Carol Oates, Jonathan Franzen, Cynthia Ozick), elle est considérée comme l un des plus grands écrivains anglo-saxons de notre époque. Du côté de Castle Rock est son dernier livre paru en France.
384 pages
Editeur :
Points (août 2009)
Titre original : Runaway

Traduction : Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso


Coup de cœur pour ces nouvelles, des histoires de femmes qui essayent de changer leur destin,
de trouver une manière de continuer sans renoncer ou de rattraper des moments qui leur ont échappé parfois. L’écriture est tout à fait de celles que j’admire, imagée mais concise, qui va à l’essentiel. Alice Munro compte sur le lecteur pour faire des liens, déduire, comprendre… Elle a l’art de créer une ambiance en quelques lignes, de préciser des relations compliquées en un court paragraphe, de raconter toute une vie en quelques dizaines de pages. Mes préférées, Hasard, Bientôt et Silence, (elles ont toutes des titres en un seul mot) suivent Juliet, jeune femme qui rejoindra une rencontre de hasard au cours d’un voyage en train, puis jeune mère revenant voir ses parents après quelques années d’éloignement et enfin femme mûre qui cherche ce qu’est devenue sa fille qui a quitté la maison pour une communauté religieuse, dont on ne sait trop si c’est une secte.
Toutes les autres nouvelles sont touchantes aussi et c’est un vrai plaisir de promener partout ce livre de poche à la couverture très réussie qu’il est impossible de lâcher ! Je retournerai vers cet auteur, c’est sûr, et si vous avez d’autres titres à me conseiller, je suis preneuse.


Extraits : On ne passe pas éternellement à la télévision. Aussi agréable que les téléspectateurs aient pu trouver un visage, il vient un temps où ils préféreraient quelqu'un d'autre. Juliet se vit offrir diverses options - dans la recherche, l'écriture de commentaires pour des émissions sur la nature - mais elle les refusa joyeusement, se décrivant comme ayant besoin d'un changement total. Elle retourna aux études classiques - département devenu encore plus petit qu'autrefois - elle comptait reprendre la rédaction de sa thèse de doctorat. Elle quitta l'appartement de la tour et emménagea dans un studio, pour faire des économies.
Son copain avait décroché un boulot d'enseignant en Chine.
Son studio était au sous-sol d'une maison mais les portes coulissantes de derrière donnaient sur le rez-de-chaussée. Et là elle avait un petit patio pavé de briques, un treillage sur lequel grimpaient des pois de senteur et des clématites, quelques pots de fleurs et des fines herbes. Pour la première fois de sa vie, et sur une très petite échelle, elle était jardinière, comme son père l'avait été.


Quand ils seraient mariés, ils auraient une maison sur le lac Little Sabot. Pas trop près de ses parents, pas trop loin. Ce serait uniquement une résidence d'été, bien sûr. Le reste du temps, ils vivraient là où son travail d'ingénieur les appellerait. Cela pouvait être n'importe où - Pérou, Irak, Territoires du Nord-Ouest. Grace était enchantée à l’idée de tels voyages - plutôt plus qu'elle ne l'était à l'idée de ce qu'il évoquait, avec une fierté austère, comme notre propre foyer
. Rien de tout cela ne lui semblait réel le moins du monde mais il faut bien dire que la perspective d'aider son oncle, de mener l'existence d'une rempailleuse de chaises, dans la ville et dans la maison même où elle avait grandi, ne lui avait jamais semblé réelle non plus.

D’autres avis enthousiastes
, ce sont ceux de Sybilline, Pagesapages, Jules, Stemilou, plaisirsacultiver et Levraoueg.
 
Par kathel - Publié dans : Canada
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Communauté : Les lectures de Florinette
Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /2008 10:40
Rentrée littéraire 2008
Quatrième de couverture : À Beyrouth-Ouest, Bassam et Georges, deux amis d’enfance, tuent leur ennui et leur mal de vivre à coups de petits boulots minables, de maigres larcins et de soirées trop arrosées. Les jours se suivent et avec eux les alertes, les morts, les immeubles en ruine. Les filles sont difficilement accessibles, muselées par les traditions et les couvre-feux. Entre deux visites aux copains de lycée engagés dans la milice, les deux jeunes gens s’imaginent coulant des jours meilleurs : Bassam rêve de fuir à l’étranger, et Georges, lui, se sent de plus en plus attiré par les discours belliqueux de la milice chrétienne.
Dans un ultime défi, les deux amis décident de détourner la recette de la salle de jeu où Georges travaille. Mais l’argent seul suffira-t-il à les éloigner de la guerre et à sauver leur amitié ? Porté par une écriture sans concessions, le premier roman de Rawi Hage annonce, au-delà de la puissance du récit, l’avènement d’un grand écrivain.

Rawi Hage est né au Liban, à Beyrouth, qu’il quittera après la guerre civile, en 1992. Il vit depuis à Montréal. Curator, il partage ses activités entre les arts visuels et l’écriture. De Niro’s Game, son premier roman, a obtenu de nombreuses récompenses au Canada, dont le prix des Libraires de Québec.
Traduction : Sophie Voillot  Editeur : Denoël  267 pages  Date de parution : 04/09/2008

Mon avis : Ce roman se présente tout d’abord sous forme d’une chronique de la vie à Beyrouth-Ouest pendant la guerre civile, sous les bombes, vue par un jeune homme un peu paumé, un peu voyou. L’écriture en est assez noire, saccadée, mais parfois lyrique, avec des images dures qui montrent que le narrateur a assez peu de tendresse pour l’espèce humaine. Je trouve que l’auteur sait bien transcrire le parler, les exagérations, l’imagination de Bassam, à qui cette vie pas très facile dans un pays ravagé, a fait perdre ses illusions. Il rêve cependant de fuir pour l’étranger, c’est Rome qu’il imagine rejoindre un jour… Son ami d’enfance Georges se laisse attirer par la milice chrétienne et les exactions commises lors de la guerre civile donnent lieu à quelques scènes plutôt dures, sans toutefois, grâce à l'écriture, dépasser les limites du supportable. C’est aussi le récit d’une belle amitié entre Georges et Bassam et c’est la partie la plus touchante du roman. Le dernier quart du livre se passe dans un environnement assez différent du reste, mais je ne vous le dévoilerai pas, bien sûr.
L’auteur cite à plusieurs reprises L’étranger de Camus, il y a sûrement des similitudes, une atmosphère assez semblable entre les deux récits, mais ma lecture en est trop lointaine pour que je puisse approfondir ce point. On peut lire un entretien avec Rawi Hage sur le site canadien Le Libraire. Il y parle notamment du deuil :
«Le deuil est quelque chose de très grand, et même de monumental dans l’Orient, prévient Rawi Hage. Cela peut paraître mélodramatique, ces femmes endeuillées qui gémissent, ces lamentations, mais il y a une réelle poésie du deuil. Par exemple, quand un jeune homme non marié meurt, on danse avec le cercueil, on lui fait vivre le mariage qu’il n’a pas pu avoir. Le deuil n’est pas un événement intime, privé. Au Liban, c’est un événement collectif qu’il faut partager et qui rassemble les gens.»
Un autre passage de cet entretien  concernant la photographie éclaire la lecture du livre : «Quand je suis arrivé à New York en 1982, j’ai du m’immerger dans l’anglais pendant de longues années, mettre de côté mes premières langues pour apprendre à lire et me faire comprendre, pour survivre.» Dans la mégalopole, puis à Montréal, où il s’installe au début des années 90, il étudie la photographie, une pratique qui déteint sur sa plume. Un des personnages de Parfum de poussière le constate: «La photographie parle toujours de la mort». «Parce qu’elle capte un moment révolu, qui ne reviendra pas, complète l’auteur. L’écrivain, lui, doit de se transporter sur les lieux et dans l’époque dont il parle, et en même temps, c’est très paradoxal… il doit s’effacer, avoir une distance, revenir au présent régulièrement. Quand j’écris, poursuit-il, je choisis les points de vue, les angles, de façon spécifique.» Au pied d’un escalier qu’on dévale, sur le toit de l’immeuble pendant un bombardement, ou dans l’embrasement d’un mur effondré, Bassam le narrateur observe sa ville.
C’est exact que les points de vue sur la ville, sur la guerre créent des images chez le lecteur qui ne s’effacent pas. En résumé, j’ai apprécié cette lecture, je serai très curieuse de lire le prochain roman de l’auteur, mais j’ai trouvé quelques passages éprouvants, parce que très réalistes.

Extraits : Dix mille bombes avaient déjà déchiré l’air, mais ma mère était toujours dans la cuisine à fumer ses longues cigarettes blanches. Vêtue de noir de la tête aux pieds, elle portait le deuil de son père et du mien.

On a bu. De son balcon, on voyait les toits des maisons couverts de linge blanc en train de sécher, d’antennes et de citernes vides. Toutes les maisons étaient reliées entre elles par un réseau de fils électriques attachés à des poteaux de bois ; ils envahissaient cette ville de béton qui n’avait plus un seul arbre où pendre ses Judas, plus la moindre prairie à offrir à ses envahisseurs, plus que des toits plats et des mortels qui faisaient la queue pour un peu d’eau et de pain.

Je repris contact avec la fraîcheur du sol, ses écrase-merdes allaient et venaient comme des vagues s’écrasant sur des rives nébuleuses, comme des voiles noirs éclipsant le soleil devant mes yeux, comme le fracas de dix milles tambours dans mes oreilles, comme une coulée de bonbon sur mon menton, comme, dans la salle de classe, l’odeur des gommes à effacer.

Ils viennent de le lire :
Cathulu suivie de
Erzébeth, Fashion, Levraoueg, Brize, Magda, Rose,Tamara , Saxaoul, Yv, Keisha, Malice, Jean-François, Manu...
Elles l’ont lu avant sous le titre « Parfum de poussière » : Karine, Jules et Caro[line].

De nombreuses autres lectures vont suivre (j'actualiserai les liens) car ce livre nous a été
proposé par les éditions Denoël et Violaine de Chez les filles que je remercie. J’ai accepté cet envoi car j’avais déjà noté ce titre, et j’avais envie de lire au moins un ou deux premiers romans de cette rentrée littéraire, plutôt que de faire un billet  sur un livre qui caracole en tête des ventes… Si chaque blog littéraire présentait un ou deux premiers romans, cela leur donnerait une chance supplémentaire de se faire remarquer !

Par kathel - Publié dans : Canada
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /2008 10:57
Résumé du livre : 1919. Nord de l'Ontario. Niska, une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d'Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre. A sa grande surprise, l'homme qui descend du train est son neveu Xavier qu'elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable. Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l'engagement dans l'armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l'enfer des champs de bataille en France...
L'auteur : Canadien aux racines indiennes, écossaises et irlandaises, Joseph Boyden a créé l'événement dans les pays anglo-saxons avec son premier roman, Le chemin des âmes. Salué par Jim Harrison, Le chemin des âmes a été traduit en 15 langues et est devenu le premier ouvrage officiellement disponible en langue Cree, dont la nation compte encore 200 000 membres. Joseph Boyden est également l'auteur d'un recueil de nouvelles, Là-haut vers le Nord, aux éditions Albin Michel.
470 pages Collection : Le Livre de Poche Traduction : Hugues Leroy Titre original : Three-day road

Mon avis :  Attention, coup de cœur ! Le thème central de ce livre est l’engagement des indiens canadiens, de l’ethnie cree en particulier, au côté des britanniques et des français dans les tranchées de la première guerre mondiale et l’utilisation de leurs qualités de chasseurs et de guetteurs pour faire des ravages dans les rangs ennemis.
L’alternance entre le récit de Xavier, de retour de la guerre, et celui de sa tante Niska, qui lui conte l’histoire familiale pour essayer de ramener à la vie son neveu, devenu morphinomane, est superbe. Niska nous fait plonger dans les coutumes de leur société de chasseurs, nous montre l’assimilation de certains d’entre eux, la façon dont sont perçus ceux qui refusent de s’assimiler : étonnement, dédain, curiosité ou peur… Elle raconte l’enfance de Xavier et de son ami Elijah, qui partiront à la guerre ensemble. C’est aussi l’histoire d’une grande amitié entre les deux jeunes gens, forgées à la chasse, qui continue dans les tranchées jusqu’à ce que la folie s’empare d’Elijah. Je ne vous en raconterai pas plus…
L’écrivain s’est inspiré de l’histoire vraie de Francis Pegahmagabow, un Amérindien issu de la réserve où a grandi sa mère. Ce tireur d'élite cree aurait tué à lui seul près de 400 soldats allemands. Mais il n’est pas seulement question de fait d’armes, mais surtout de la répercussion sur ceux qui restent en vie, de toutes ces morts autour d’eux : le respect des indiens crees pour les morts et leur croyance dans un au-delà paisible est très intéressant. Ce roman est parfaitement bien documenté sur les combats dans l’Aisne, en particulier la bataille de Vimy en 1917.  Il y a des passages très durs, les bombardements, la vie horrible dans les tranchées, les exactions commises, rien ne nous est épargné. Jim Harrison parle «  d’un roman brillant et sombre à la fois : Il vous fera peut-être souffrir, mais il en vaut irrésistiblement la peine ». et je ne peux qu’approuver. Le fait que le roman est écrit à la première personne et au présent fait que l’on se retrouve au cœur des combats, et c’est extraordinairement prenant.

Voici quelques extraits d’un entretien donné par l’auteur sur le site canadien Voir :
Ces soldats amérindiens canadiens ont joué un rôle capital dans la célèbre et très funeste bataille de Vimy, en 1917.
« Absolument. Cette effroyable bataille a été gagnée grâce à l'audace et aux prouesses homériques de quatre divisions militaires canadiennes, qui perdirent 3598 soldats. Les Amérindiens ayant participé à cette bataille étaient des soldats résolus, audacieux et exemplaires. Pourtant, à l'époque, ils n'étaient pas reconnus comme des citoyens canadiens à part entière. Ils étaient victimes d'une discrimination institutionnalisée. On bafouait sans ambages leurs droits, on interdisait leur langue, on les christianisait de force. Ils vivaient dans des réserves miséreuses et n'avaient pas le droit de vote. Ils ne l'obtiendront qu'en 1968. C'est un chapitre sombre et honteux de l'histoire du Canada. »
Vous considérez-vous comme un Amérindien?
« J'ai des origines amérindiennes, irlandaises et écossaises. Je ne me considère pas comme un Amérindien, ou un Irlandais, ou un Écossais. Je me considère comme un Canadien typique, c'est-à-dire un être ayant une identité multiculturelle. »
Votre livre est aussi une méditation vigoureuse sur les méfaits de la guerre.
« J'ai voulu montrer comment la guerre peut broyer même les amitiés les plus coriaces et les plus fraternelles. Les deux personnages de ce roman, Elijah et Xavier, étaient des amis inséparables. La guerre lacérera leur amitié et leurs destinées. »

Extraits du roman :
Bien des jours, je suis restée cachée dans les bois, aux abords de la ville. Je n'en sors qu'au signal, pour me mettre en quête de celui que j'attends. Elle est laide, cette ville ; bien plus grande, encore, que celle qu'on appelle Moose Factory. C'est une ville où je n'étais jamais allée ; un endroit où je ne retournerai jamais. Bien trop de wemistikoshiw à mon goût, qui se promènent dans les rues poudreuses avec leurs drôles de vêtements, habillés pour le froid tandis que, sur nos têtes, éclate un soleil d'été bouillant.
Le jour, je me cache avec soin ; mais quand le cri de la chose retentit, il faut bien que je me montre. Que je marche à leurs côtés. Eux me dévisagent; me montrent du doigt; parlent de moi comme s'ils n'avaient jamais croisé l'un de mes semblables. Que voient-ils en moi ? Une vieille, toute maigre, un peu folle ; une bête indienne, tout droit sortie de sa forêt. Mes provisions s'épuisent. Bientôt, je n'aurai plus que de quoi nous ramener. J'ai commencé à tendre des collets autour de mon campement ; mais les lapins, dirait-on, craignent ces lieux tout autant que moi.
L'endroit où s'arrête la chose est une simple estrade de bois, avec un petit abri pour les jours de mauvais temps. La route qui mène là-bas est couverte de poussière. Des automobiles, comme celle que conduit le Vieux Ferguson à Moose Factory, s'y précipitent un jour sur deux, toutes en même temps. Je les ai vus verser sur la route un produit qui ressemble au pétrole des lampes; cela n'empêche pas la poussière de monter. Elle tapisse l'intérieur de mon nez, me pique les yeux. Au moins ce nuage me cache-t-il un peu, si bien qu'ils sont moins nombreux à me voir.
Là où je me rends, c'est tellement noir de suie qu'il faut que je me baigne, chaque fois que je reviens sans l'avoir trouvé. La nuit, je ne dors plus. Je me tourmente. Je crains que les mots n'aient menti ; qu'il ne vienne jamais; que je meure ici à l'attendre.
Aujourd'hui encore, j'entends le signal ; aujourd'hui encore, je les laisse arriver les premiers avant de les rejoindre.


Alors McCaan s’emploie à bander la plaie, mais nous savons tous que ça ne sert à rien. Je me penche sur le visage de Sean Patrick et je plonge mes yeux dans les siens : il me répond par un regard de pure terreur. Moi, je souris pour le rassurer, lui faire comprendre que bientôt il sera sur le long chemin où il ne connaîtra plus la peur ni la douleur, le froid ni la pluie. Je vois que sa terreur recule un peu, en même temps que la lumière s’éteint dans ses yeux.

Vous pouvez trouver un article sur le site des Etonnants Voyageurs et écouter un extrait lu (et traduit) sur Télérama radio
J'ai vu qu'elles l'avaient lu aussi mais, pour ne pas être influencée, je n'ai parcouru leurs billets que rapidement : Sophie, Katell, Gachucha, Amanda, Chimère, Joëlle,
Betty et Frisette.

Par kathel - Publié dans : Canada
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