Samedi 13 juin 2009
Présentation de l'éditeur : Oslo, novembre 2004, la première
neige tombe sur la ville. Dans le jardin familial des Becker, un bonhomme de neige fait irruption, comme sorti de nulle part. Le jeune fils remarque qu'il est tourné vers la maison et que ses
grands yeux noirs regardent fixement leurs fenêtres. Dans la nuit, Birte, la mère, disparaît, laissant pour seule trace son écharpe rose, retrouvée autour du cou du bonhomme de neige. Dans le même
temps, l'inspecteur Harry Hole reçoit une lettre signée "le bonhomme de neige" qui lui annonce d'autres victimes. Plongeant son nez dans les dossiers de la police, Harry met en lumière une vague de
disparitions parmi les femmes mariées et mères de famille de Norvège. Toutes n'ont plus donné signe de vie le jour de la première neige. D'une sobriété étonnante, Harry Hole va se retrouver
confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur le territoire norvégien et qui le conduira jusqu'au gouffre de sa folie.L'auteur : Né en 1960, Jo Nesbø, d'abord journaliste économique et musicien, a été propulsé sur le devant de la scène littéraire en 1998 en recevant le prix du meilleur roman policier nordique de l'année pour L'homme chauve-souris, premier tome de la série des enquêtes menées par Harry Hole. Le bonhomme de neige est son troisième roman à paraître à la Série Noire
Titre original : Snømannen
Traduction : Alex Fouillet
523 pages
Editeur : Editions Gallimard (mai 2008)
Collection : Série noire
Mon avis : Mois de juin, première chaleur, peut-être avez-vous envie pour y échapper un peu, d’une coupe de glace, d’une piste enneigée, d’Oslo en hiver, d’un bonhomme de neige ? Non ? Vous avez sans doute raison, au moins pour ce dernier car après avoir lu ce livre, on ne regarde plus ces sympathiques évocations de jeux d’hiver enfantins de la même manière ! Quand les bonhommes apparaissent dans les jardins de mères de famille disparues, quand Harry Hole, que l’on retrouve avec plaisir, les voit évoqués dans une lettre anonyme, quand un tueur aux mises en scène macabres sévit à Oslo lors de cette première neige de novembre 2004, l’innocence ou la blancheur ne sont plus associés aussitôt à ces bonshommes.
Côté vie privée, Harry s’accommode, plutôt mal que bien, du nouvel ami de Rakel, tout en conservant de bonnes relations avec Oleg, qui le considère comme son père. Une nouvelle policière vient s’intégrer au groupe de Harry, une émission de télé le veut en vedette sur son plateau, Harry hésite à replonger dans l’alcool… Vraiment, ça a été un plaisir pour moi de retrouver Oslo, d’autant plus que, ayant visité cette belle ville entre fjord et forêts l’année dernière, je peux mettre des images sur des noms comme Holmenkollen, Ulleval ou Sognsvann.
Côté intrigue, c’est un Nesbø grand cru, enchevêtrant une affaire ancienne avec l’enquête en cours, avec des scènes à donner le frisson, une construction habile qui donne une petite longueur d’avance au lecteur et l’adrénaline qui monte, qui monte !
Un petit rappel pour ceux qui voudraient lire la série des Harry Hole dans l’ordre : les deux premiers, L’homme chauve-souris et Les cafards se déroulent respectivement en Australie et en Thaïlande, puis de retour en Norvège, on peut suivre Harry de livre en livre : Rouge gorge, Rue sans souci, L'étoile du diable, Le sauveur et Le bonhomme de neige. On peut aisément se passer des deux premiers, pour commencer directement à Oslo, à mon avis… Chasseur de têtes qui vient de sortir n’a pas le même enquêteur.
Vous pouvez lire les avis d'Armande, de Keisha, de BMR et MAM et de Jean-Marc Laherrère, ainsi que le site de Jo Nesbø. En faisant une recherche par livre, on peut y voir deux bandes-annonces bien effrayantes de Snowman…
Extrait : Il n’y avait guère que deux cent mètres pour arriver chez les Bendiksen et heureusement, deux réverbères jalonnaient le trajet. Elle devait être là-bas. Il jeta un coup d’œil à droite et à gauche pour s’assurer qu’il n’y avait personne pour l’intercepter. C’est alors qu’il aperçut le bonhomme de neige. Il était toujours immobile, tourné vers la maison, baignant dans la froide clarté lunaire.
Pourtant, il y avait quelque
chose de différent chez lui, de presque humain, de familier. Jonas regarda la maison des Bendiksen. Il prit la décision de courir. Mais ne le fit pas. Il resta sur place, en sentant le vent
prudent et glacial le transpercer. Il se tourna de nouveau lentement vers le bonhomme de neige. Car il venait de comprendre ce que c’était, ce qui avait rendu le bonhomme de neige si familier. On lui avait mis une écharpe. Une écharpe rose. Celle que Jonas avait offerte à maman pour
Noël.
Sognsvann, photo C.L.







Quatrième de couverture :
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