Présentation de l'éditeur
:Avec son nez refait, ses jambes interminables, ses airs de princesse sexy, son job dans la presse de caniveau, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser
les cœurs, Tamara Drewe est l'Amazone urbaine du XXIe siècle. Son retour à la campagne, dans le village où a vécu sa mère, est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix. Hommes et
femmes, bobos et ruraux, auteur à gros tirage, universitaire frustré, rock star au rancart, fils du pays, teenagers locales gavées de people, tous et toutes sont attirés par Tamara, dont la beauté
pyromane, les liaisons dangereuses et les divagations amoureuses éveillent d'obscures passions et provoquent un enchaînement de circonstances aboutissant à une tragédie à la Posy Simmonds,
c'est-à-dire à la fois poignante et absurde. Librement inspiré du roman de Thomas Hardy Loin de la foule déchaînée, un portrait à charge délicieusement cruel et ironique de l'Angleterre
d'aujourd'hui. L'auteur : Posy Simmonds est l'auteur de nombreux ouvrages graphiques destinés aux adultes et à la jeunesse. Elle est depuis 1977 la dessinatrice vedette du Guardian, où a été sérialisé
Tamara Drewe. La France l'a découverte avec la publication chez Denoël de son premier graphic-novel, Gemma Bovery, l'un des succès surprise de 2001. Elle vit à Londres. 133 pages
Editeur : Editions Denoël (octobre 2008) Collection : Denoël Graphic Traduction : Lili Sztajn
Mon avis : J’espérais trouver Gemma Bovery à la
bibliothèque, j’ai déniché Tamara Drewe et je ne m’en plains pas du tout !
Je ne connais pas du tout Loin de a foule déchaînée de Thomas Hardy dont Posy Simmonds s’est inspirée pour ce roman graphique, mais j’ai adoré cette peinture de la vie dans un petit village anglais
avec ses ados désœuvrés, ses villageois au chômage et ses néo-ruraux friqués, au premier rang desquels on trouve Nick et Beth Hardiman, respectivement écrivain à succès et tenancière de chambres
d’hôtes pour écrivains. Ah, ils sont chouchoutés, ces écrivains ! Tout est mis en œuvre par Beth afin que rien ne vienne troubler leur tranquillité, jusqu’à l’arrivée d’une voisine, la longiligne
Tamara Drewe et son nez si parfait, journaliste aux petites chroniques « tendances » qui se comporte comme si elle était une star du petit écran, pas moins ! Elle va faire tourner quelques têtes et
la résidence pour écrivains s’en trouver un peu moins paisible.
C’est délicieusement anglais, plein d’humour perfide, bien écrit comme le montre l’extrait ci-dessous et le dessin, parfois enfermé dans des cases, le plus souvent s’échappant librement dans la
page, fait bien sûr beaucoup pour l‘originalité de ce roman. Des personnages nombreux et une histoire intéressante en font une lecture très agréable… J’hésite à en faire mon coup de cœur BD de
l’année, cela se décidera plus tard, avec du recul.
Extrait :Mon deuxième séjour à Stonefield. J'ai passé une
semaine ici à Pâques et décidé que ce serait parfait pour un ou deux mois du congé sabbatique que j'ai réussi à arracher. (Mon "année de glandouille", comme disent mes collègues.)
La dernière fois j'étais dans une autre grange, une chambre appelée Garsington. Là, j'ai la chambre Bateman, près de la grande maison. L'après-midi est chaude. Je branche le ventilo, je sors des
glaçons du frigo, je m'allonge avec un soupir de dégoût.
Du dégoût à Stonefield ? ça peut sembler pervers, surtout si on compare l'endroit à mon quartier toxique de Londres ou aux autres retraites que j'ai essayées : Andalousie (coupures de courant,
moustiques) ; Yorkshire (portes coupe-feu grinçantes, lasagne au curry, chambre à se peler les couilles).
Mon problème à Stonefield, c'est le luxe, le confort insolent. Il y a quelque chose de profondément corrupteur dans ces oreillers en duvet, ces draps de percale, ces fauteuils profonds, ces feux de
bois, ces chaises longues voluptueuses dans des coins ombragés, la nourriture exquise et le vin. Tout ça me met mal à l'aise. Est-ce qu'un écrivain vivant comme un coq en pâte peut espérer la
visite de sa Muse ?
Beth Hardiman dirige l'endroit avec tant de discrétion et d'efficacité, tout à disposition, c'est comme d'avoir des serviteurs, c'en est presque nocif. Elle devrait au moins nous demander de
prendre un torchon, mais ça n'arrive jamais. "Vous avez mieux à faire." Beth, bien sûr, est une femme rare, une de celles qui comprennent le processus créatif - l'obsession, les longues heures de
rumination.
Bon, Stonefield a ses points positifs : l'isolement, le vrai silence et à en juger par mon dernier séjour, personne ici que je ne puisse ignorer gaiement. Des confrères en écriture issus des
classes moyennes, plus de trente-cinq ans, discrets, ni indigents ni défavorisés, comme à Londres. Autrement dit, absolument personne pour vous culpabiliser. D’autres lectures chez Clochette, Keisha, Rose, Armande et Marie. Personne d’autre n'en a parlé ? Cela m'étonne…
Le personnage : Agrippine est une (grande)
ado râleuse, boudeuse et en conflit perpétuel avec ses "darons". Ceux-ci sont en train de parler de divorce et, de ce fait, sont plus amoureux que jamais, multipliant câlins, bisous et petites
siestes ! Ce qui ne manque pas de susciter les commentaires de Biron, petit frère intellectuellement précoce mais qui cherche quelque peu son identité. Agrippine pourrait se trouver une alliée
auprès de sa grand-mère avec laquelle elle partage des goûts vestimentaires, notamment pour les chaussures : ah, les fameuses boots en tatou stressé !Vous avez bien lu, stressé. Le langage : Ce que j'adore dans cette série de bandes dessinées
ce sont les inventions langagières que Claire Brétecher fait adopter à ses personnages ; les exclamations comme les expressions imagées sont un régal : "Cette chienne à poils durs" "Darne de thon
!" ou "Tu grésilles du moëllon !" et j'en passe bien d'autres... Les situations et les caractères sont empreints de parisianisme bobo : sans ordre particulier, on remarque des Velib's, des
magasins branchés, l'inauguration d'un "Carrousel des sécrétions", un oncle intermittent du spectacle... J'ai adoré le personnage de l'AGM (arrière-grand-mère, rien de génétiquement modifié !) déjà
vue dans Agrippine et l'ancêtre, qui promène des bombes de peinture dans sa poussette (pas de canne ni de déambulateur, sinon elle va avoir l'air vieillle !) pour taguer les murs de sa
"Résidence d'harmonie" !
J'aime beaucoup Brétécher depuis Les frustrés, puis Les bobos, et je ne me lasse pas. C'est le genre de BD qui peut vous faire sourire même quand l'humeur n'y est pas ! Réjouissant, vraiment ! 54 pages
Editeur : Dargaud (20 mars 2009)
Collection : AGRIPPINE Vu aussi chezCathulu qui a adoré !
L’histoire :Rio
de Janeiro, 1953. Maria, métisse de 13 ans, est élevée comme une morena de Copacabana. Or, sa mère, qu'on prend pour sa bonne, est femme de ménage et analphabète. Elle est prête à tous les
sacrifices pour que sa fille ne vive pas l'injustice subie par les Noirs des favelas. La vie de Maria est bouleversée quand elle pénètre un jour dans la favela où vit le reste de sa
famille. 102 pages
Editeur : Gallimard (15 janvier 2009) Collection : Bayou
Gagnée grâce à un jeu proposé par In cold blog, cette BD
m’a vraiment plu par son histoire à la fois simple et touchante. J’ai beaucoup aimé les personnages, en particulier Maria, jeune fille qui passe pour une blanche aux yeux de ses compagnes de
classe, mais n’a aucune honte à les inviter chez elle ou à se montrer en compagnie d’un garçon de son âge venu des favelas exercer des petits boulots à Copacabana. Sa mère, travailleuse
acharnée, essaye de la protéger de la vie misérable et sans perspectives d’avenir qu’elle a connu enfant, et tous ses efforts pour protéger Maria ne font que la rendre plus curieuse. A l’occasion
d’un enterrement Maria et sa mère retournent passer une journée dans leur famille.
Les dessins s’accordent à merveille à l’histoire, avec de très jolies couleurs chaudes ou bleutées selon les circonstances. J’ai passé un très bon moment à cette lecture : In cold blog, merci
beaucoup de m’avoir fait connaître un livre que je n’aurais sûrement pas rencontré sinon ! D'autres lectures :Emmyne, Tamara et
In cold blog.
Résumé par l’auteur :«
Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d'Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l'école était obligatoire. J'ai eu la chance de connaître cette époque insouciante,
où les jeunes n'avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se préoccupaient que de la vie courante : les études, les parents, les amours... Et c'est cela que je veux raconter dans Aya, une
Afrique sans les clichés de la guerre et de la famine, cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, 'la vie continue' ... » 96 pages
Editeur : Gallimard-Jeunesse Collection : Bayou
L’auteur (d’après Africulture ) Marguerite Abouet naît à Abidjan en 1971. Elle a douze ans quand ses parents l'envoient avec son grand
frère "suivre de longue études" à Paris, où les héberge leur grand oncle maternel. Après des études moins longues que prévu, elle écrit des romans qu'elle ne fait lire à aucun éditeur, tout en
devenant tour à tour punk, super nounou pour triplés, pour mamies et papis, serveuse, opératrice de saisie, puis assistante juridique dans un cabinet d'avocats. Elle vit aujourd'hui à Romainville
et se consacre entièrement à l'écriture. Aya de Yopougo est la première histoire qu'elle destine à la bande dessinée. Avec une voix et un humour inédits, elle y raconte une Afrique bien vivante,
loin des clichés, de la guerre et de la famine. En 2006, elle reçoit avec Clément Oubrerie le prix du Premier album au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême.
Clément Oubrerie illustre avec esprit et authenticité le récit de Marguerite Abouet.
Mon avis : J’ai été séduite par cette BDrepérée depuis longtemps sur différents blogs.Aya et ses deux amies Bintou et Adjoua vivent à Abidjan dans les années 70, dans le quartier populaire mais pas déshérité de Yopougon. Aya est la plus
sérieuse des trois, elle veut étudier pour devenir médecin plutôt que finir en « série C » : couture, coiffure et chasse au mari ! Ses amies ont des petites combines pour déjouer la surveillance de
leurs parents et aller s’amuser et danser. Les parents, petits frères et sœurs, cousins et cousines ne sont pas oubliés dans cette galerie de portraits pleine d’humour, ainsi que la famille du
patron du père d’Aya, qui valent le coup d’être vus dans le genre « imbuvables » !
A la fin, un lexique, très utile, si vous pensez savoir ce que sont un « maquis »,une « freshnie », un « génito », et une recette qui semble délicieuse : non, pas celle pour rouler du « tabassa »,
mais celle de la sauce arachide !
Le scénario, les dialogues sont bien mis en valeur par le dessin et la couleur : une très bonne BD dont je peux vous assurer que je n’hésiterai pas à lire la suite. Les avis de :Florinette,Bladelor, Tamara, Enna, Clarinette, Hervé,Lo,Cathe, Hilde, Orchidée,Valdebaz et Yueyin.
L’histoire : Manu,
dessinateur de BD, est venu s’installer à la campagne avec sa femme Mariette et un chat. Un bébé est venu s’ajouter à la famille. Mariette décide de reprendre ses études et Manu devient papa au
foyer, s’occupant de la petite fille qui commence à parler et à trotter partout, tout en continuant d’illustrer des scénarios écrits par son compère Ferri. 48 pages
Editeur : Dargaud (novembre 2008) Collection : Poisson Pilote
Mon
avis : La construction d’une chatière, la campagne des municipales, les relations avec les voisins, la visite du scénariste, quelques séquences humoristico-fantastiques,
tout est drôle et bien senti !
Je ne connaissais que de nom cette série et ai commencé par le cinquième tome. je me suis tout de suite sentie à l’aise dans ce milieu bobo qui recherche le calme de la campagne en restant connecté
à la ville. Les situations prêtent à sourire, mais j'adore aussi les dialogues, les onomatopées qui constituent tout un langage pour le bébé et le chat, le graphisme simple mais toujours
évocateur.
C’est très réussi et je lirai les autres tomes dès que possible. A parcourir aussi : L'avis d'Yspaddaden. De
nombreux autres blogueurs ont parlé des tomes précédents de cette série, ainsi que du Combat ordinaire.
Résumé : Jeanne, accompagnée par son mari, ses enfants et un ami de la famille, vient passer quelques jours dans un petit village pour
préparer la vente de la maison de sa mère ; elle et ses frères vont devoir se séparer de cette maison car la vieille dame, atteinte d’Alzheimer, est hospitalisée. Elle vient cependant passer
quelques jours pour la dernière fois dans sa maison. Les enfants courent, grimpent partout et observent, de l'autre côté de la rue, sur un chantier de rénovation, un maçon et son apprenti…
L'auteur : Né le 19 octobre 1965 à Chaudron-en-Mauges
(Maine-et-Loire), Etienne Davodeau entame en 1984 des études d'arts plastiques à Rennes et fonde avec quelques copains, dont Joub et Jean-Luc Simon, le studio B.D.Psurde, qui éditera à tirage
réduit leur ouvrage collectif La Vie tourmentée d'Ernest Formidable.
Sa licence d'arts plastiques en poche, il écrit un scénario qui deviendra en 1992 le premier tome de la trilogie Les Amis de Saltiel (Dargaud). Deux ans plus tard, il publie un récit de 100
pages, Le Constat, puis viennent ensuite Quelques jours avec un menteur, sélectionné pour l'Alph-Art du meilleur scénario à Angoulême en 1998, puis Le Réflexe de
Survie, pressenti pour l'Alph-Art du meilleur album l'année suivante. S'ensuivent un
triptyque sarcastique sur les rapports supporters-footballeurs, puis un album Rural ! (2001), sorte de reportage en BD, où le jeune auteur inscrit définitivement le monde réel au coeur de
son travail.
Etienne Davodeau travaille aussi à l'adaptation en BD de l'unique et méconnu roman de Georges Brassens, La Tour des miracles. 2005 est l'année des ouvrages collectifs, avec Corbeyran pour
Paroles de sourds puis dans Japon. Son album Les Mauvaises Gens a obtenu une double distinction au Festival d'Angoulême, prix du public et prix du scénario en 2006. Puis il a
reçu le prix France info à l'occasion du Salon du Livre 2006.
Dernière parutions : Un homme est mort en 2006, Géronimo en 2007, Lulu, femme nue en 2008 et en littérature jeunesse : Jeanne de la zone en 2008.
Mon avis : Dans la sélection du festival d’Angoulême de cette
année, une BD a attiré mon attention : Lulu, femme nue par sa narration cinématographique, et un petit tour sur le site d’Etienne Davodeau plus tard, puis à la bibliothèque, et j'ai eu entre
les mains Chute de vélo du même auteur. Là encore c’est le récit, plein d’ellipses, ainsi que les rapports humains, tout en finesse, qui m’ont plu. Il met en scène des situations que chacun
a pu connaître ou risque de connaître, et le réalisme en est frappant. Le dessin m’a un peu déconcerté au début, les personnages ne sont pas tellement gâtés physiquement, par contre le petit
village et l’atmosphère des chaudes journées d’été sont particulièrement bien rendus.
Si vous avez l’occasion de découvrir cet auteur, n’hésitez pas, ce qu’il fait est très intéressant. A voir et à lire :Le site de l’auteur,les avis d’Alain et de Julien.
Le Mot de l'éditeur :De nombreux
historiens se sont interrogés sur l’emploi du temps du général de Gaulle durant l’été 56, alors que la France s’enfonce dans une grave crise. Après plusieurs années de recherches, Jean-Yves Ferri
est en mesure d’apporter la réponse : le général de Gaulle était à la plage avec son aide de camp et son berger allemand, le fidèle Wehrmacht.
De Gaulle à la Plage est une merveille d’humour absurde, intelligent et décalé que l’on doit à Ferri, le talentueux scénariste du Retour à la Terre. Dessinateur : Jean-Yves Ferri Editeur : Dargaud (2007) Collection : Poisson Pilote 48 pages
Le mois de janvier est bien là, et dans quelques jours le 36e
festival de la BD d’Angoulême. Voici un petit billet bande dessinée pour l’occasion, mon rayon étant particulièrement pauvre, mais je compte me rattraper, au minimum par des emprunts, parce qu’il
faut que je freine un peu sur les achats ! De Gaulle à la plage a tout de suite attiré mon attention par son graphisme, ses couleurs et le titre qui promettait une lecture savoureuse. Je n’ai pas été déçue. C’est l’été 1956, le grand
Charles, accompagné de son aide de camp Lebornec et de son épouse Yvonne se retrouve en train de profiter des joies de la plage. En planche d’une demie-page ou d’une page, le dessinateur nous le
croque dans des situations simples pour le commun des mortels, mais qui deviennent terriblement décalées et désopilantes avec ce personnage historique et qui dépasse souvent du cadre de l’image :
baignades, bains de soleil et promenades sont prétextes à de grandes envolées lyriques ou à des réflexions qui seront très utiles à la rédactions des « Mémoires » ! Une mention spéciale pour
Wehrmacht, rejeton du chien-loup d’Hitler, et qui garde encore des restes de traumatismes d’enfance !
C’est très drôle, vraiment… Elles ont ri aussi :Gachucha et Mireille.
Synopsis : Joséphine a "la
trentaine", comme elle dit pudiquement. Elle n’est pas mariée, n'a pas d'enfant, mais elle a un chat. Elle est blonde et menue, mais s'épaissit sensiblement au niveau des hanches. Elle travaille
dans un bureau, avec plein de gens qui ne connaissent pas son nom, et un macho abject dont elle ne parvient pas à clouer le bec. Elle a aussi une sœur qui est mariée, et a des enfants blonds,
souriants et polis plein sa grande maison. (…)
Elle a des copines mais aucune n’arrive à la cheville de Rose, sa meilleure amie, solidaire de ses misères quotidiennes. Elle est terriblement fleur bleue et ne désespère pas de rencontrer l'homme
idéal, ce à quoi elle s'emploie activement. En attendant, elle pleure devant les films à l'eau de rose. (…)
L'auteur : Pénélope Bagieu a 26 ans et travaille comme
illustratrice pour la publicité, la presse et l’édition. Son blog Ma vie est tout à fait fascinante réunit quotidiennement 25 000 visiteurs,
et a été publié en janvier 2008 sous forme de BD. Album : 60 pages
Editeur : Jean-Claude Gawsewitch (septembre 2008)
Mon avis : Tout le monde a dans son entourage une Joséphine, à ne
pas confondre avec Pénélope elle-même, qui se met en scène sur son blog. Joséphine est blonde, travaille dans un bureau, est sympa mais gaffeuse et ne désespère pas de trouver l’âme sœur. Pénélope
Jolicœur est brune, c’est plutôt sa petite cousine, sa voisine de palier ou de bureau, davantage bobo, un peu peste et complètement accro à la mode et aux gadgets électroniques ! Il me semble
d’ailleurs connaître une sorte de Pénélope, elle se reconnaîtra si elle passe par ici...
La vision de Pénélope Bagieu sur ses contemporaines est en tout cas réjouissante, sans prétention et finement observée. C’est rapidement mais très agréablement lu !
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