Mercredi 15 octobre 2008
J’ai envie de faire
un petit billet sur un opéra que j’ai eu la chance de voir la semaine dernière (un grand merci pour ce cadeau, mes amis !) et qui est encore à l’affiche à l’Opéra de
Lyon : La clémence de Titus. J’ai adoré, tant la musique et le chant que le décor et la mise en scène.C’est un très bel opéra, une histoire d’amour et de trahison au temps des Césars (Titus a régné brièvement de 79 à 81 juste au moment de l’éruption du Vésuve) qui heureusement se termine bien grâce à la magnanimité de Titus... C’est assez étonnant au début, car deux des rôles masculins sont chantés par des femmes : une alto et une mezzo-soprano, excellentes. Il est probable qu’à l’époque c’était chanté par des castrats... Les autres chanteurs sont également très bons et certaines parties en solo ont été très applaudies. Les costumes et décors “années 30”, sobres et gris, conviennent très bien. La musique de Mozart, qu’en dire ? J’aime toujours autant…
Bref j’ai été ravie de bout en bout et constaté une fois de plus que, autant il est difficile de ne pas s’ennuyer à un moment ou un autre au théâtre, autant à l’opéra, on n’a pas l’esprit qui divague une seconde, on est pris, c’est un spectacle vraiment complet !
Du 11 au 25 octobre
Opera seria en deux actes K.621, 1791
Livret de Caterino Mazzolà d'après Metastase
En italien
Direction musicale : Jérémie Rhorer
Mise en scène : Georges Lavaudant
Orchestre et Chœurs de l'Opéra de Lyon
Plus d’info ici ainsi que ce résumé : Titus (Tito), vient de monter sur le trône des Césars. Il a appelé à Rome celle qu’il aime, Bérénice, reine de Césarée. Vitellia voit ainsi la place d’impératrice lui
échapper. Elle pousse Sextus (Sesto) qui l’aime passionnément à organiser un complot pour tuer Titus. Sextus hésite, déchiré entre son amour et l’amitié qui l’unit au nouvel
empereur.Mais Rome ne veut pas de Bérénice — elle n’est pas romaine. Titus se sépare d’elle, “malgré lui, malgré elle” ; il renonce aussi à Servilia, soeur de Sextus et choisit finalement Vitellia pour impératrice. À ce moment-là, il est trop tard : Sextus s’est résolu à organiser émeutes et attentat et ne peut arrêter la conjuration. Le Capitole brûle, Titus échappe de peu au poignard des comploteurs. Sextus et Vitellia s’accusent eux-mêmes du forfait. Perdu dans le doute et l’horreur que lui inspire la noirceur du crime, Titus, finalement, pardonnera à tous.







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