Takahiro Iwasaki est né en 1975 à Hiroshima, au Japon. Il a
étudié à Edinburgh au College of Art, d’où il est sorti diplômé en 2005.
Ses installations créent des sortes de mondes miniatures à partir de matériaux quotidiens : serviettes de toilette, sacs-poubelles, étagères et livres, sur lesquelles de petites grues nous
laissent imaginer des travaux en cours, ou fragiles pavillons en bois flottant en l’air. La suspension de certaines installations ajoute à l’impression surréaliste de légèreté et de rêve. Une salle
lui est consacrée en ce moment et jusqu’au 3 janvier 2010 à la Biennale d’Art Contemporain de Lyon, sur le site de la Sucrière. Le thème de cette Biennale est « Le spectacle du quotidien » et les œuvres de Takahiro Iwasaki s’associent particulièrement bien à ce
thème.
Pour compléter cet
aperçu, une page sur l'artiste sur le site room artspace et une autre sur le site de la Biennale de Lyon.
Les trois premières photos : E.L.
La quatrième a été trouvée sur le site room artspace cité au-dessus.
Par kathel
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Je vous propose, après
une petite virée parisienne, une exposition à la Maison Européenne de la Photographie. (5-7 rue de Fourcy, Paris 4ème jusqu’au 11 octobre
2009)
Ferdinando Scianna est né en 1943 en Sicile. L’exposition est
divisée en chapitres thématiques : instantanés du peuple sicilien, photographies de reportage à l’agence Magnum et photographies de mode. Son premier modèle s’appelle Marpessa, elle apparaît
sur des photos des rues de Sicile, puis à travers le monde.
Il a publié de nombreux livres de photos : Feste religiosi in Sicilia, Marpessa, Mondo Bambino ou Les siciliens. Moins connu que son ami et « maître »
Cartier-Bresson, dont on peut voir des tirages dans le même lieu jusqu’au 30 août, cet artiste gagne à être découvert, et beaucoup de ressemblances apparaissent en visitant les deux
expositions à la suite.
J’ai aimé : ce qui est particulièrement remarquable dans ses
photos, c’est le sens de la composition de Ferdinando Scianna. Des formes apparaissent dans une rue, un paysage et le photographe les fixe. Les compositions géométriques, à base de lignes droites
ou courbes, triangles ou rayures, avec des contrastes très forts, évoquent le soleil de Sicile. L’exposition s’intitule d’ailleurs : La géométrie et la passion.
J’ai admiré aussi les portraits de siciliens qui prouvent l’attachement de Scianna aux petites gens qui peuplent les rues des villages et villes de son île.
Des citations de l’artiste sur la photo ponctuent l’exposition,
rien de tel pour mieux le comprendre :
« La photographie est pour moi un métier, une manière de vivre, le filtre à travers lequel j’entre
en relation avec le monde, et le monde avec moi. Je ne prétend pas - je ne prétends plus - changer le monde avec une photographie. Je m’obstine à croire, cependant, que les mauvaises
photographies le rendent pire. »
« Je crois que l’on peut inverser le lieu commun qui veut que la photographie soit le miroir du
monde: le monde est aussi le miroir de la photographie. »
« En définitive, en quoi consiste mon travail de photographe ? Regarder en essayant de voir ?
Regarder en espérant voir ? Moi, le photographe, que fais-je ? Une phrase de Pouchkine me revient alors à l’esprit, oubliée depuis plus de trente ans : « Raconte et ne fais pas le
malin. »
« La plus grande ambition d’un photographe est de finir dans un album de
famille ! »
Par kathel
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Dimanche 23 novembre 2008
Petite page d’art contemporain
: à l’occasion d’une visite au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne, j’ai découvert un artiste que je ne connaissais
pas et j’ai été intéressée par ses travaux. Antony Gormley a représenté le corps humain sous diverses formes : clous, fils, béton, terre cuite ou fonte, avec des dimensions variées. Bien
souvent, il a utilisé l'accumulation pour donner une impression de foule, voire de multitude comme dans Europeanfield.
Cette exposition, Between you and me, rassemble trois installations monumentales jusqu’au 25 janvier 2009, en parallèle avec une exposition de Jean-Michel Alberola, très
intéressante également.
Biographie : (d’après e-sushi) Antony Gormley est né à Londres en 1950. Il s’est attaché à exprimer l’image de soi en la projetant dans l’enveloppe
extérieure du corps humain, mariant des moulages de son propre corps au mystère qu’ils évoquent.
Parmi ses œuvres les plus marquantes, Sound II (1986), un sujet en plomb et en fibre de verre installé dans la crypte de la cathédrale de Winchester (quand la crypte est inondée, les mains
en coupe du personnage renvoient l’eau dans le bassin à ses pieds) ainsi que Field (1991) une assemblée de 35 000 figurines en terre cuite, de huit à vingt-six centimètres de hauteur
chacune, qui remplissent entièrement la salle où elles sont exposées, n’autorisant qu’un accès visuel à l’observateur. (…)
Une grande partie de l’oeuvre sculpturale d’Antony Gormley prend forme à partir de son corps moulé dans du plâtre puis coulé de fer ou de plomb. La figure est figée, immobile, tendue ou
accroupie… Si elle représente l’homme, elle évoque aussi surtout l’intériorité. (...)
Ce qu'en dit l'artiste : « Je m’intéresse au corps car c’est
en lui que les émotions s’inscrivent le plus directement. Si vous avez peur, que vous vous sentez excité, heureux, voire déprimé, le corps l’enregistre. (…) Mon travail est issu d’un moment vécu
et, de même, j’espère que le spectateur vive un moment avec la sculpture, et que la manière dont l’oeuvre est faite et celle dont elle fonctionne vont de paire : cela arrête le temps et établit
un espace. Ce que je crée vient de moi, mais n’est pas moi. » A.G
Par kathel
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