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Mercredi 11 juin 2008
Pourquoi ? J’avais envie de vous faire découvrir de temps à autre un artiste contemporain, en lien avec la littérature ou non… Je ne prétends surtout pas être une spécialiste, je suis simplement sensible à certains artistes plus qu’à d’autres et j’aime faire partager cet découverte… Deux couvertures de livres de Yôko Ogawa et la biennale d’art contemporain du Havre juqu’au 30 juin, sont l’occasion d’ouvrir un billet sur Yayoi Kusama.

Biographie de l’artiste : (d’après les sites Edit-revue et Contemporart)
Yayoi Kusama
(se prononce K'sama) est née en 1929 à Matsumoto, préfecture de Nagano. Yayoi Kusama dit elle-même devoir son parcours artistique à une expérience vécue dans son enfance, une vision hallucinatoire où elle vit le motif à pois d’une nappe se répétant de manière infinie dans la pièce. Son univers sera dorénavant, et jusqu’à aujourd’hui, peuplé de ce motif de manière obsessive.
Elle s’installe à New York en 1958 où elle fréquente Donald Judd et Franck Stella. L’artiste, rapidement assimilée à l’avant-garde new-yorkaise, apparaît comme l’un des précurseurs du pop’art et de l’art environnemental.
L’artiste qualifie elle-même son travail d’obsessionnel, fondé sur la répétition et la multiplication des signes.
Après les corps peints viendront les vêtements puis des espaces entiers seront couverts de points, du ciel au plafond. Mais elle ne crée pas mécaniquement. Elle invente à chaque fois une manière d'agencer ces points dans l'espace, variant les couleurs, les tailles, les atmosphères, les matériaux, les éclairages. Surtout connue pour ses sculptures et peintures, Kusama a aussi abordé la mode, la réalisation de films et a également publié des romans.
En 1973 elle revient à Tokyo. Elle intégre, outre ses pois rouges, des formes reptilo-phalliques dans ses productions. Elle a acquis la célébrité par des installations avec miroirs, ballons rouges, jouets, au milieu desquels elle se mettait en scène.
De santé mentale fragile, elle vit volontairement dans un établissement de soins psychiatriques de Tokyo depuis 1977.

A voir actuellement donc à la Biennale d’Art Contemporain du Havre (sculpture en extérieur) ainsi qu'à la fin de l’été (du 23 août au 19 octobre 2008) au Museum Boijmans Van Beuningen de Rotterdam, où une exposition lui sera consacrée.

par kathel publié dans : expos
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Lundi 12 mai 2008
Edvard Munch est un artiste norvégien, j'ai vu il n'y a pas très longtemps une partie de ses toiles au Munchmuseet d'Oslo, ce qui a été l'occasion de découvrir ce peintre connu surtout pour "Le cri" ; il raconte ainsi la genèse de ce tableau dont il a peint une cinquantaine de versions : "Un soir, je marchais le long d’un chemin. J'étais fatigué, malade. Je me suis arrété pour regarder le fjord : le soleil se couchait et les nuages étaient rouges, comme du sang. J'ai senti passer un cri dans la nature ; il m'a semblé que je pouvais entendre le cri. J'ai peint ce tableau, peint les nuages comme du véritable sang. Les couleurs hurlaient."

Biographie :
Edvard Munch est né le 12 décembre 1863 à Loten, au nord d'Oslo, en Norvège. Son enfance est très vite marquée par un drame : il est âgé de 5 ans, quand sa mère et plus tard une de ses soeurs, Sophie, meurent de tuberculose. Ces deux morts seront transposées dans bon nombres de ses tableaux. De ces traumatismes, Edvard hérite d'une tendance à la dépression nerveuse. C'est à Paris que Munch subit le choc de l'impressionnisme et donne à ses peintures, d'abord plutôt réalistes, un style original teinté de symbolisme. À l'automne 1892 Munch présente les fruits de son séjour français. À la suite de cette exposition il est invité par le « club d'art de Berlin » (Berliner Kunstverein), où ces mêmes œuvres doivent être exposées. Mais cela finit par un scandale. Le public et les vieux peintres comprennent Munch comme une provocation anarchiste, et l'exposition est fermée. Il s'installe dans la capitale allemande, y rencontre l'avant-garde et des peintres expressionnistes dont il s'inspire.
En 1895 son frère Andreas meurt. Son oeuvre la plus connue, "Frise de la vie", est un grand cycle révélateur de sa représentation de l'homme moderne, aliéné. L'ensemble de son oeuvre : peintures, lithographies, gravures sur bois, laissent une place majeure à la femme, l'amour et la mort. Il consacre la fin de sa carrière aux paysages de Norvège où il s'établit finalement et aux portraits, dont il devient, avec quatre cents toiles, un maître du genre.
En 1940, la Norvège est occupée ; il refuse tout contact avec les nazis norvégiens. Edvard Munch est décédé à Ekely, près d'Oslo le 23 janvier 1944, un mois après ses 80 ans. Il lègue environ un millier de tableaux, 4500 dessins et aquarelles et six sculptures à la ville d'Oslo.


La collection la plus importante de ses œuvres se trouve au Munchmuseet (le Musée Munch) à Tøyen dans Oslo. Quelques-unes de ses peintures sont exposées à la Nasjonalgalleriet, la galerie nationale d'Oslo.
Bien sûr, on ne voit pas toutes ses toiles au Munchmuseet, mais la partie exposée est régulièrement renouvelée, de façon thématique. J'ai trouvé très beaux certains paysages, un peu dans le style fauve et les portraits donnent à réfléchir sur la façon dont le peintre percevait les autres...

Vous pouvez voir ici successivement : Le cri, Autoportrait, Fumée de train, Le baiser...

PS du 6 juillet 2008 : Depuis le mois de mai, Le cri, qui avait été volé au musée Munch, puis retrouvé, a repris sa place dans le cadre d'une exposition spéciale. Voici un
article sur le sujet...


par kathel publié dans : expos
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Lundi 24 mars 2008
affiche_haring.jpgKeith Haring est un peintre américain, né en Pennsylvanie le 04 mai 1958 et décédé le 16 février 1990. Une exposition lui est consacrée actuellement au Musée d'Art Contemporain de Lyon.

Biographie (d'après
Evene)
Keith Haring débute des études de graphisme publicitaire à Pittsburgh puis il s'installe à New York, où il devient l'élève de Joseph Kossuth et de Sonnier à l'école des Arts Visuels. Son passe-temps favori : descendre dans le métro de New York pour y dessiner sur les murs, ce qui lui vaut des arrestations à répétitions par la police. Il finit par exposer ensuite dans plusieurs galeries new-yorkaises, notamment chez Leo Castelli qui gère ses premiers pas dans l'arène artistique. Il part également peindre sur le mur de Berlin et réalise des fresques dans des hôpitaux aux Etats-Unis ainsi qu'en Europe où l'on peut admirer la fresque de l'hôpital Necker à Paris.
Pas d'oeuvres préparatoires, l'artiste dessine à même le motif au gré de son inspiration, créant des sortes d'idoles et des Dieux à forte connotation sexuelle et métaphorique. A partir de 1984, il développe une symbolique colorée, liée au monde des médias. De nombreux thèmes lui tiennent à coeur tels la guerre ou la drogue, notamment dans le quartier de Harlem où ses fresques dénoncent clairement les préjugés raciaux et sexuels. En 1987, il apprend qu'il est atteint du sida et décide de recueillir des fonds pour la lutte contre cette maladie. Dans l'histoire de l'art, Haring représente un peintre éclairé, témoin de la société moderne dont les oeuvres s'arrachent à prix d'or. Son style, les 'happening' et symboles reconnaissables ont fait la célébrité de cet artiste original et engagé, enfant du pop art.
Keith Haring a déclaré en 1984 : "Il m'est apparu de plus en plus clairement que l'art n'est pas une activité élitiste réservée à l'appréciation d'un nombre réduit d'amateurs, mais qu'il s'adresse à tout le monde, c'est dans cette voie que je continuerais d'oeuvrer."
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Mon avis :  Une très belle exposition, très intéressante et complète ! Les œuvres sont nombreuses : peintures bien sûr, photos, vidéos, objets... J'ai vraiment passé un très bon moment à parcourir cette expo ! J'ai aimé essayer de reconnaître les influences de Keith Haring : peintures incas, Pierre Alechinsky, Jean-Michel Basquiat et... j'aimerais bien me souvenir des autres ! Il est intéressant aussi (pour une visite avec des enfants, par exemple) de rechercher les motifs récurrents chez Keith Haring : le bébé "radiant", le chien qui aboie, la télévision, la soucoupe volante, le serpent... Et au retour du musée, visitez ce site !

par kathel publié dans : expos
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