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expos

Jeudi 29 octobre 2009
C’est ainsi que se définit Agnès Varda, née en 1928 à Ixelles, Belgique. Elle étudie d’abord la photographie, pour le théâtre notamment, puis réalise courts et longs métrages, parmi lesquels L’une chante, l’autre pas, Sant toit ni loi, Jacquot de Nantes, Les glaneurs et la glaneuse. Elle a vécu avec son mari Jacques Demy à Los Angeles où elle a fréquenté Andy Warhol, Jim Morrison, Elle a réalisé en 2008 un film autobiographique Les plages d’Agnès. Les installations présentées ici en sont une sorte de prolongement, et présentent la facette la moins connue et la plus récente de son œuvre qui ne se résume pas à des films.

Ces trois cabanes sont accueillantes, reposantes, évocatrices et montrent, s’il en est besoin, l’attachement d’Agnès Varda à ses contemporains, à leur vie quotidienne, au bord de mer, au cinéma… Trois cabanes donc : La cabane aux portraits présente des habitants de Noirmoutier, 30 hommes sur un  mur, 30 femmes qui leur font face, avec des paysages de l’île en fond. La cabane de cinéma a des murs constitués de pellicules de films qui filtrent la lumière. La Cabane de plage est tendue de toile aux couleurs marines et un film d’Agnès Varda sur la Méditerranée y est projeté.





Où et quand voir cette installation ? A la Biennale d’art Contemporain de Lyon, à la Sucrière, jusqu’au 3 janvier 2010.

photos E.L.
Par kathel
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Mardi 27 octobre 2009
Takahiro Iwasaki  est né en 1975 à Hiroshima, au Japon. Il a étudié à Edinburgh au College of Art, d’où il est sorti diplômé en 2005.
Ses installations créent des sortes de mondes miniatures à partir de matériaux quotidiens : serviettes de toilette, sacs-poubelles, étagères et livres, sur lesquelles de petites grues nous laissent imaginer des travaux en cours, ou fragiles pavillons en bois flottant en l’air. La suspension de certaines installations ajoute à l’impression surréaliste de légèreté et de rêve. Une salle lui est consacrée en ce moment et jusqu’au 3 janvier 2010 à la Biennale d’Art Contemporain de Lyon, sur le site de la Sucrière. Le thème de cette Biennale est « Le spectacle du quotidien » et les œuvres de Takahiro Iwasaki s’associent particulièrement bien à ce thème.


Pour compléter cet aperçu, une page sur l'artiste sur le site room artspace et une autre sur le site de la Biennale de Lyon.

 

 

Les trois premières photos : E.L.

La quatrième a été trouvée sur le site room artspace cité au-dessus.

Par kathel
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Samedi 22 août 2009
Je vous propose, après une petite virée parisienne, une exposition à la Maison Européenne de la Photographie. (5-7 rue de Fourcy, Paris 4ème jusqu’au 11 octobre 2009)

Ferdinando Scianna est né en 1943 en Sicile. L’exposition est divisée en chapitres thématiques : instantanés du peuple sicilien, photographies de reportage à l’agence Magnum et photographies de mode. Son premier modèle s’appelle Marpessa, elle apparaît sur des photos des rues de Sicile, puis à travers le monde.
Il a publié de nombreux livres de photos : Feste religiosi in Sicilia, Marpessa, Mondo Bambino ou Les siciliens. Moins connu que son ami et « maître » Cartier-Bresson, dont on peut voir des tirages dans le même lieu jusqu’au 30 août, cet artiste gagne à être découvert, et beaucoup de ressemblances apparaissent en visitant les deux expositions à la suite.


J’ai aimé : ce qui est particulièrement remarquable dans ses photos, c’est le sens de la composition de Ferdinando Scianna. Des formes apparaissent dans une rue, un paysage et le photographe les fixe. Les compositions géométriques, à base de lignes droites ou courbes, triangles ou rayures, avec des contrastes très forts, évoquent le soleil de Sicile. L’exposition s’intitule d’ailleurs : La géométrie et la passion.

J’ai admiré aussi les portraits de siciliens qui prouvent l’attachement de Scianna aux petites gens qui peuplent les rues des villages et villes de son île.


Des citations de l’artiste sur la photo ponctuent l’exposition, rien de tel pour mieux le comprendre : 

« La photographie est pour moi un métier, une manière de vivre, le filtre à travers lequel j’entre en relation avec le monde, et le monde avec moi. Je ne prétend pas - je ne prétends plus - changer le monde avec une photographie. Je m’obstine à croire, cependant, que les mauvaises photographies le rendent pire. »

« Je crois que l’on peut inverser le lieu commun qui veut que la photographie soit le miroir du monde: le monde est aussi le miroir de la photographie. »

« En définitive, en quoi consiste mon travail de photographe ? Regarder en essayant de voir ? Regarder en espérant voir ? Moi, le photographe, que fais-je ? Une phrase de Pouchkine me revient alors à l’esprit, oubliée depuis plus de trente ans : « Raconte et ne fais pas le malin. »

« La plus grande ambition d’un photographe est de finir dans un album de famille ! »


Par kathel
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Lundi 20 avril 2009
J'aurais presque pu aller à New York rien que pour ce musée : le MoMA. (Museum of Modern Art)
Voici quelques toiles que j'admire, parmi beaucoup d'autres : je ne vous ferai pas l'injure de vous mettre le nom du peintre en-dessous, vous les connaissez, bien sûr ! Il n'y rien à gagner, mais si cela vous amuse de trouver qui a peint quoi...





Par kathel
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Lundi 19 janvier 2009
En ce moment, au Musée des Beaux-Arts de Lyon, jusqu’au 2 février, on peut admirer une très belle exposition intitulée « Repartir à zéro, comme si la peinture n’avait jamais existé » sur les mouvements artistiques des années d’après-guerre : 1945 à 1949. De nombreux peintres sont présentés : Pollock, Jorn, De Staël, Dubuffet, Soulages, Rothko, Tapiès, qui tous ont travaillé sur le geste et la composition plutôt que sur le figuratif. J’ai choisi pour vous une courte présentation de Hans Hartung.

Peintre français d’origine allemande, Hans Hartung est né en 1904 à Leipzig et mort en 1989 à Antibes. Il commence à dessiner et à peindre très jeune et dès 1922, réalise une première série d’aquarelles abstraites. En 1936, il s’installe définitivement à Paris. À partir de 1938, le vocabulaire artistique qui caractérise son œuvre est déjà formulé. Il appartient au courant nommé «abstraction lyrique».
Dans ses dessins, on peut observer l’importance du tracé, produit par des gestes  rapides, réitérés de nombreuses fois. Il reprend ensuite dans des tableaux les compositions agrandies des dessins. Hartung procède donc en plusieurs étapes, séparées parfois de plusieurs années.
Les tableaux présentés dans cette exposition correspondent à la période 1945-1949, période où, après la guerre, blessé et amputé d’une jambe, Hartung recommence à créer. Sa peinture se fait alors plus impétueuse : les traits sont plus marqués et variés, le geste plus appuyé et plus rythmé.
Hans Hartung ne cessera par la suite d’expérimenter des techniques variées (peinture, gravure, sculpture, photographie), de nouveaux supports (ardoise, papier goudronné…) et outils (grattoir, aspirateur inversé, pistolet à air comprimé...) pour traduire son émotion intérieure et explorer de nouvelles possibilités d’expression.
(D'après le dossier pédagogique du Musée des Beaux-Arts de Lyon)

J'ai aimé le nombre important d'artistes exposés, alors que la période représentée est brève, les explications, courtes mais suffisantes pour comprendre leur démarche, les vidéos qui venaient compléter et permettaient de voir réellement l'artiste au travail. Par contre, il y avait beaucoup de monde, mais il est vrai que c'était un dimanche après-midi !

A visiter aussi, le site de la Fondation Hartung Bergman.
Un autre article à lire en ligne sur Gruyart.

Par kathel
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Mercredi 7 janvier 2009
« Quand je vois le déjeuner sur l'herbe de Manet je me dis des douleurs pour plus tard »
Autre exposition vue à Paris en cette fin d’année 2008, Picasso et les maîtres au Grand Palais, très belle exposition, mais difficile à commenter de façon satisfaisante. Il faut savoir que Picasso a travaillé très souvent d’après les tableaux de nombreux peintres : Goya, Poussin, Vélasquez, Rembrandt, David, Delacroix, Courbet. Mais il s’est intéressé de façon plus longue au tableau de Manet Le déjeuner sur l'herbe.
On peut voir jusqu’au 1er février au musée d'Orsay quatorze des vingt six Déjeuners sur l'herbe de Picasso ainsi que des dessins et des gravures.

La présentation des œuvres est chronologique.
1863 : Manet peint Le déjeuner sur l'herbe.
De toutes les oeuvres choisies par Picasso pour ses « variations », Le déjeuner sur l'herbe est la plus proche de lui chronologiquement. Il a provoqué un scandale au Salon des Refusés de 1863, notamment à cause de la femme nue au milieu de deux hommes, dans la nature… 
En 1867, Emile Zola défend le tableau de Manet : « Ce qu’il faut voir dans le tableau, ce n’est pas un déjeuner sur l’herbe, c’est le paysage entier, avec ses vigueurs et ses finesses, avec ses premiers plans si larges, si solides, et ses fonds d’une délicatesse si légère ; c’est cette chair ferme modelée à grands pans de lumière, ces étoffes souples et fortes, et surtout cette délicieuse silhouette de femme en chemise qui fait dans le fond, une adorable tache blanche au milieu des feuilles vertes, c’est enfin cet ensemble vaste, plein d’air, ce coin de la nature rendu avec une simplicité si juste ».
Au cours du mois d'août 1959, Picasso exécute six dessins autour du Déjeuner sur l'herbe.
Le 27 février 1960, il livre sa première version peinte du Déjeuner.
Picasso retourne à Manet en 1961. Plusieurs oeuvres, gravures, dessins et même une plaque céramique, se succèdent autour du thème du Déjeuner sur l'herbe en 1962. On reconnaît toujours les quatre personnages, la femme nue plus ou moins opulente selon les versions, des déplacements et des choix de couleurs parfois très contrastés. certains de ces tableaux sont exécutés très rapidement au vu des dates de réalisation très proches.

Picasso reprend les personnages une dernière fois entre le 26 et le 31 août 1962, il en fait une série de maquettes en carton. Les cartons sont dessinés, pliés et Picasso peut déplacer chacune des figures. Le sculpteur norvégien Carl Nesjar les réalisera en béton en 1966, pour le parc du Moderna Museet à Stockholm.

A voir au Musée d'Orsay, Paris (VIIe) du 8 octobre 2008 au 1er février 2009.
Des compléments ici (Carnets de culture) ou là (blog d'Agrippine).

Par kathel
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Vendredi 2 janvier 2009
Où et quand ? Cette exposition se tient dans une des Galeries Nationales du Grand Palais du 25 septembre 2008 au 19 janvier 2009
Ayant été fort intéressée par Edvard Munch l’année dernière, je ne pouvais manquer cette exposition d’un représentant majeur de l’expressionnisme allemand peu connu en France. L’exposition Emil Nolde, dans des salles toutes proches de celles où on peut admirer Picasso et les maîtres réunit quatre-vingt dix peintures et soixante-dix aquarelles, gravures et dessins, selon un parcours chronologique découpé en douze thèmes.

Biographie d’Emil Nolde : Emil Hansen naît le 7 août 1867 dans une famille de paysans, dans le village allemand de Nolde, près de la frontière danoise.
1884-1891 : apprentissage de quatre ans d’ébéniste et de sculpteur sur bois.
1892-1897 : Nolde enseigne le dessin industriel, les arts décoratifs et le modelage en Suisse.
1895-1896 : travaille laborieusement sa première peinture à l’huile, Les géants de la montagne, refusée à l’exposition internationale de Munich.
1900-1901 : à Copenhague, Nolde fréquente l’école de Kristian Zartman, l’un des coloristes scandinaves les plus audacieux de sa génération. Il rencontre d’une jeune comédienne et musicienne danoise, Ada Vilstrup qu’il épouse en 1902.
1906-1907 : la période Du Brücke : séduits par ses « tempêtes de couleurs », les artistes du groupe Die Brücke invitent Nolde à se joindre à eux à Dresde. Son oeuvre graphique et ses peintures sont exposés dans 24 lieux différents.
été 1909 : Dans le village de Ruttebüll, il peint une importante série d’oeuvres religieuses.
hiver 1910-1911 : Emil et Ada Nolde se plongent dans la vie nocturne berlinoise.
janvier-février 1912 : achèvement du polyptyque en neuf volets de La vie du Christ montré à l’occasion d’une grande exposition Nolde au Folkwang Museum de Hagen.
juillet-août 1913 : achat d’une petite ferme à Utenwarf, près de Seebüll.
décembre 1913 : Séjour en Nouvelle-Guinée
1918 : expositions à Hanovre, Munich. Nolde refuse un poste de professeur à l’Académie de Karlsruhe.
1920 : inauguration d’une salle Nolde à la National galerie de Berlin.
printemps 1921 : nombreux voyages dans toute l’Europe.
mai 1935 : dans la Kunsthalle de Hambourg, une salle entière est dédiée à Nolde. Certaines oeuvres religieuses, dont La mise au tombeau, doivent être décrochées.
été 1937 : campagne nazie contre l’« Art dégénéré ». 1052 oeuvres de Nolde sont confisquées aux musées allemands.
23 août 1941 : la Gestapo est chargée de vérifier le respect de l’interdiction de peindre. Pour lui échapper, et puisqu’il lui est impossible de se procurer le matériel nécessaire, Nolde ne peint que de petites aquarelles sur des papiers de récupération.
1942-1945 : Nolde reste cloîtré à Seebüll
.
13 avril 1956 : Emil Nolde meurt à Seebüll.



J'ai aimé
les explosions de couleurs, qui rappellent Van Gogh, Gauguin ou Munch et le choix de sujets : certains font références aux personnages de légendes, d'autres s'inspirent de la vie quotidienne : scènes de café ; les paysages sont aussi très colorés sans être trop tourmentés.

Encore une citation de Nolde : « La fidélité et la précision dans la reproduction de la nature ne font pas une oeuvre. Une figure semblable à s'y méprendre à son modèle n'inspire que du dégoût. Eprouver la nature en y insufflant sa propre âme, son esprit, transforme à l'inverse le travail du peintre en art. »
Un billet chez Praline et un excellent dossier sur le site Journal des peintres.

Vous pouvez successivement : Au café, Autoportrait
, Ferme de Hülltof, Nature morte aux danseuses, Crépuscule.

Par kathel
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Dimanche 23 novembre 2008

Petite page d’art contemporain : à l’occasion d’une visite au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne, j’ai découvert un artiste que je ne connaissais pas et j’ai été intéressée par ses travaux. Antony Gormley a représenté le corps humain sous diverses formes : clous, fils, béton, terre cuite ou fonte, avec des dimensions variées. Bien souvent, il a utilisé l'accumulation pour donner une impression de foule, voire de multitude comme dans Europeanfield.
Cette exposition, Between you and me, rassemble trois installations monumentales jusqu’au 25 janvier 2009, en parallèle avec une exposition de Jean-Michel Alberola, très intéressante également.

Biographie : (d’après e-sushi) Antony Gormley est né à Londres en 1950. Il s’est attaché à exprimer l’image de soi en la projetant dans l’enveloppe extérieure du corps humain, mariant des moulages de son propre corps au mystère qu’ils évoquent.
Parmi ses œuvres les plus marquantes, Sound II (1986), un sujet en plomb et en fibre de verre installé dans la crypte de la cathédrale de Winchester (quand la crypte est inondée, les mains en coupe du personnage renvoient l’eau dans le bassin à ses pieds) ainsi que Field (1991) une assemblée de 35 000 figurines en terre cuite, de huit à vingt-six centimètres de hauteur chacune, qui remplissent entièrement la salle où elles sont exposées, n’autorisant qu’un accès visuel à l’observateur. (…)
Une grande partie de l’oeuvre sculpturale d’Antony Gormley prend forme à partir de son corps moulé dans du plâtre puis coulé de fer ou de plomb. La figure est figée, immobile, tendue ou accroupie… Si elle représente l’homme, elle évoque aussi surtout l’intériorité. (...)

Ce qu'en dit l'artiste : « Je m’intéresse au corps car c’est en lui que les émotions s’inscrivent le plus directement. Si vous avez peur, que vous vous sentez excité, heureux, voire déprimé, le corps l’enregistre. (…) Mon travail est issu d’un moment vécu et, de même, j’espère que le spectateur vive un moment avec la sculpture, et que la manière dont l’oeuvre est faite et celle dont elle fonctionne vont de paire : cela arrête le temps et établit un espace. Ce que je crée vient de moi, mais n’est pas moi. » A.G


Par kathel
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