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cinéma

Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 20:13

A bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson
Adieu Gary de Nassim Amaouche
Dans la brume électrique de Bertrand Tavernier
Entre les murs de Laurent Cantet
Gran Torino de Clint Eastwood
Inglourious basterds de Quentin Tarantino
J'ai toujours rêvé d'être un gangster de Samuel Benchetrit
Les herbes folles d'Alain Resnais
Non ma fille, tu n'iras pas danser de Christophe Honoré
Parlez-moi de la pluie d'Agnès Jaoui
There will be blood de Paul Thomas Anderson
Une affaire d'état d'Eric Valette
Valse avec Bachir
d'Ari Folman
Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen
Whatever works de Woody Allen
Par kathel - Publié dans : cinéma
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 18:00
Film français d’Eric Valette, avec André Dussollier, Thierry Frémont, Rachida Brakni, Christine Boisson, Gérald Laroche, Serge Hazanavicius, Jean-Marie Winling,...
Date de sortie 25 novembre 2009
Durée 1 h 39 mn.


Le synopsis : (d’après Allociné) Un avion chargé d'armes explose au dessus du Golfe de Guinée. Une escort girl est assassinée dans un parking parisien. Plusieurs milliers de kilomètres séparent ces deux événements et pourtant... Nora Chayd, inspectrice aux méthodes musclées, enquête sur le meurtre et bouscule sa hiérarchie. Victor Bornand, Monsieur Afrique officieux du gouvernement, tente d'étouffer la crise politique déclenchée par l'explosion. Quitte à avoir recours à son bras armé Michel Fernandez, un ancien des services de renseignements. Nora s'approche dangereusement des sphères du pouvoir. Les meurtres et trahisons s'accumulent. Au nom de la raison d'Etat ?"

Mon avis :
Vu en avant-première il y a deux semaines, j’ai trouvé que c’était un bon thriller politique, avec des acteurs tout à fait crédibles dans leurs rôles. André Dussolier, qu’on voit décidément beaucoup en ce moment, comme un poisson dans l’eau entre magouilles et utilisation musclée d’un de ses sbires, Thierry Frémont, dans un rôle plutôt inquiétant, où il finit par devenir sinon sympathique, du moins humain, Rachida Brakni, en inspectrice de police efficace, jouent tous très bien. Contrairement à ce que laisse penser l’affiche, le film se passe entièrement à Paris, dans les milieux d’affaires ou politiques qui tirent de gros bénéfices de ventes d’armes illicites et non en Afrique, mais il ne faut pas imaginer qu’il s’agisse uniquement de conversations feutrées et de tractations délicates. Non, c’est un véritable thriller, au rythme rapide et plein d’action, sans cependant négliger les aspects moraux de cette affaire de vente d’armes.

Un divertissement de bonne tenue, parfois violent, mais jamais gratuitement, et surtout mené par une interprétation impeccable. Par moments, ce film m’a rappelé des thrillers français des années 70, comme ceux d’Alain Corneau ou de Henri Verneuil. A voir si on aime ce genre, ou par curiosité. J'oubliais de préciser que ce film est a
dapté d'un roman de Dominique Manotti, intitulé Nos fantastiques années fric, publié aux Editions Rivages. Je n'ai lu de cet auteur que Sombre sentier, il y a une dizaine d'années, et j'ai noté aussi Lorraine Connection qui semblait intéressant.


Par kathel - Publié dans : cinéma
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 18:19
Film français d’Alain Resnais avec André Dussolier, Sabine Azéma, Emmanuelle Devos, Anne Consigny, Mathieu Amalric, Michel Vuillermoz, Nicolas Duvauchelle et Sara Forestier, narrateur Edouard Baer.
Sorti le
4 novembre 2009, durée 1 h 44.


Ce que ça raconte : Au sortir d’une boutique de chaussures haut de gamme, une femme, dont le spectateur n’a encore rien vu, se fait voler son sac à main. Marguerite hésite à crier, mais la peur d’être ridicule, le temps de trouver s’il faut crier « Au voleur ! » ou « Arrêtez-le » et son sac à disparu, elle rentre donc chez elle. Plus tard dans la journée, un homme, Georges, va faire changer la pile de sa montre puis trouve un portefeuille dans un parking de centre commercial. Il cherche à connaître cette femme dont il n’a vu qu’une photo d’identité et une licence de pilote. L’argument peut paraître mince, mais il entraîne le spectateur dans un tourbillon de fantaisie, d’étrangeté, de folie, de couleurs…


Mon avis : « Lire n'a jamais tué personne. Au contraire, ça aide à vivre »… Cette réplique que j’ai forcément retenue du film, avec celle, plus bizarre « Les motos ne volent pas » vient nous rappeler que ce film est tiré d’un roman de Christian Gailly, L’incident. La voix off qui raconte, sans jamais paraphraser l’image ou alors pour donner un effet comique, est celle d’Edouard Baer, excellent narrateur, et elle reprend, du moins je l’imagine, des paragraphes du livre.

Je me suis régalée à voir ce film, je déteste les films trop prévisibles, et là, j’ai été servie ! C’est vrai, ça part un peu dans tous les sens, mais avec beaucoup d’humour, et le jeu des acteurs est très bon. André Dussolier réussit à camper un retraité, ou chômeur, on ne sait trop, d’apparence calme, que chaque situation, même extrêmement banale, peut faire déraper vers le bizarre, voir l’inquiétant. Cet homme, pourtant marié et père de deux grands enfants, vit dans son imaginaire et le spectateur doit naviguer entre la réalité et ses fantasmes. Sabine Azéma, dentiste passionnée d’aviation, semble avoir davantage les pieds sur terre, mais pour qui aime piloter des avions, cela ne peut pas être tout à fait vrai.

L’aventure fantasmée entre Georges et Marguerite, finira-t-elle par devenir réelle ? On s’en moque un peu, finalement, pour se laisser prendre aux couleurs et aux lumières du film, chaudes et surréalistes, pour savourer les dialogues, pour s’étonner des seconds rôles tout aussi surprenants : Mathieu Amalric, flic plein d’empathie, Anne Consigny, épouse protectrice ou Emmanuelle Devos, dentiste collègue de Marguerite, pas aussi raisonnable qu’elle le semble.



D’autres avis chez Pascale (Sur la route du cinéma), et Lorraine, emballées, quant à Cathe, elle est plutôt déçue.

Par kathel - Publié dans : cinéma
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 07:36
Film français de Christophe Honoré avec Chiara Mastroianni, Marina Foïs, Marie-Christine Barrault, Jean-Marc Barr, Fred Ulysse, Julien Honoré, Marcial di Fonzo Bo et Louis Garrel.
Sorti le 2 septembre 2009 durée : 1 h 45 mn

Scénario : Léna vient passer avec ses enfants quelques jours dans la maison de son enfance en Bretagne. Après une séparation difficile pour elle, elle ne travaille plus et se consacre à ses enfants. Mais chacun dans la famille s'ingénie à vouloir faire des plans pour Léna, que ce soit lui trouver du travail ou lui donner des conseils pour élever ses enfants. Mais Léna ne veut renoncer à rien, Léna est exigeante mais finalement cela ne lui réussit guère...

Mon avis : Le départ de la gare Montparnasse, avec Léna, ses valises, sa fille à la main, son fils qu'elle retrouve en train de veiller un oiseau blessé, semble donner le ton d'une comédie dramatique, avec des personnages légers et décalés. C'est un peu cela dans la première partie en Bretagne, mais les constants changements d'humeur et d'avis de Léna, le trait un peu forcé dans ses relations avec sa famille, les scènes qui se succèdent sans donner envie de s'intéresser vraiment aux personnages ne m'ont pas vraiment convaincus. Un long intermède mettant en scène une légende celtique puis la troisième partie parisienne m'ont laissée au bord de ce film que certains aimeront, c'est sûr, mais qui m'a davantage agacée que séduite. J'en garderai quelques jolies scènes comme celle de la chanson "Making plans for Nigel".
J'espère toutefois revoir Chiara Mastroianni, excellente dans ce rôle pas simple, dans un film de registre plus comique peut-être.

L'avis d'Alain qui a aimé.

Par kathel - Publié dans : cinéma
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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /2009 07:05

Film américain de Quentin Tarantino avec Brad Pitt, Christoph Waltz, Mélanie Laurent, Diane Kruger, Daniel Brühl, Eli Roth.

Sorti le 19 août 2009 Durée : 2 heures 28

Prix d’interprétation masculine à Cannes pour Christoph Waltz


L’histoire : La première scène, superbe, présente le colonel Hans Landa, (Christoph Walz) nazi surnommé « Le chasseur de juifs » mélange d’onctuosité et de cruauté morale. La suite voit apparaître le commando des « bâtards » du titre, menés par Aldo Raine (Brad Pitt) dont le but est de semer, et on découvre de quelle façon, la terreur chez les nazis en prévision du débarquement. Enfin, Soshanna, (Mélanie Laurent) une jeune juive qui sous une fausse identité, tient un cinéma à Paris et qui doit malgré elle, composer avec la présence des allemands dans sa ville.

 

Mon avis : Le film commence comme un western, et se réfère souvent à ce genre, d’ailleurs, mais contient aussi des éléments du film d’espionnage ou du drame de guerre. Si j’excepte quelques scènes qui m’ont fait fermer les yeux, et qui font que je le décommande aux personnes trop sensibles, je suis plutôt emballée par ce film hors normes. Je n’ai pas vu tous les films de Quentin Tarantino, mais j’y ai retrouvé des aspects qui m’avaient frappées dans Pulp fiction. Tout d’abord, le  mélange de violence et de comique qui est une sorte de marque de fabrique. D’autre part, la durée des scènes, parfois courtes, d’autres fois très longues, presque étirées, mais qui alors sont les meilleures. La construction est plus simple que dans Pulp fiction, où l’ordre chronologique était bouleversé, avec ici un découpage du film en cinq chapitres clairement annoncés, de même que certains personnages sont identifiés de manière originale par des sur-titres… Mais le point fort du film est de multiplier les fausses attentes de la part des spectateurs, ne les emmenant jamais là où ils croient aller… De ce point de vue, c’est un régal !

Les acteurs jouent très bien, on a beaucoup parlé de Christoph Waltz, qui mérite vraiment son prix d’interprétation, mais Brad Pitt est excellent aussi, avec de très bonnes scènes comiques, et les rôles féminins tenus par Diane Kruger et Mélanie Laurent ne sont pas oubliés. Fait non négligeable, les allemands parlent vraiment allemand, et les français leur langue natale aussi… Quand l’anglais est employé, c’est à bon escient, ou pour des raisons tordues appartenant au colonel nazi Hans Landa.

Un film à voir donc, sur grand écran ou si vous êtes très patient, en DVD, sauf si vous êtes allergiques au style tarantinesque, qui éclate tout à fait ici !

 

Les avis éclairés de Pascale (Sur la route du cinéma) et de Sandra (In the mood for cinema).


Par kathel - Publié dans : cinéma
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 11:59
Film français de Nassim Amaouche avec Jean-Pierre Bacri, Dominique Reymond, Yasmine Belmadi, Mhamed Arezki, Alexandre Bonnin et Sabrina Ouazani. Photographie : Samuel Collardey
Sorti le 22 juillet 2009 Durée : 1 heure 15 mn
Caméra d’Or (qui récompense les premiers films) au festival de Cannes 2009.

L’histoire : Une cité ouvrière au milieu de la campagne, une rue poussiéreuse, une unique voie de chemin de fer, une usine en cours de délocalisation, un supermarché… voici les décors du premier film de Nassim Amaouche. Si les décors sont ce qui revient à l’esprit tout d’abord, c’est parce que ces endroits déshérités sont particulièrement bien filmés et prennent une certaine beauté sous le regard du réalisateur et de son directeur de la photo.
Les personnages ensuite : Francis, père de famille au chômage qui attend son fils Samir sortant de prison, Maria, sa voisine qui élève seule son fils adolescent, et de nombreux voisins et amis, tous originaires de cette cité qu’ils n’ont pas les moyens ni vraiment l’envie de quitter.

Mon avis : L’histoire ou plutôt les histoires se dessinent par petites touches, sous forme d’une chronique désenchantée et tendre. Les acteurs sont crédibles de bout en bout, le ton reste léger et optimiste, même si le film touche à des sujets plus graves comme la petite délinquance, le chômage, les familles monoparentales. La musique du trio Joubran, très bien choisie, lui donne un petit côté western rural, d’ailleurs il faut compter avec l’intervention de Gary Cooper !
Un premier film réussi et rafraîchissant pour commencer l’été.
Un autre avis : celui de Pascale (Sur la route du cinéma)
Par kathel - Publié dans : cinéma
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 07:19
Film américain de Woody Allen avec Larry David, Evan Rachel Wood, Ed Begley Jr et Patricia Clarkson. Sorti le 1er juillet 2009. Durée : 1 h 32 mn.

Résumons : Boris Yellnikoff, la soixantaine, scientifique à la retraite misanthrope et grognon, vit seul depuis qu’il est séparé de sa femme et qu’il a raté son suicide… Il trouve un soir, au retour d’une soirée entre amis, les quelques amis qui lui restent, une jeune provinciale à sa porte. Melody, arrivée en ville pour échapper à une famille envahissante, va réussir à s’introduire chez lui pour quelques minutes, qui vont durer des jours et des jours… La cohabitation est rendue possible par la naïveté de Melody, et sa bonne humeur que rien n’entame. Chacun change un peu au contact de l’autre, mais pas tant que cela, jusqu’au jour où successivement les parents de Melody arrivent à leur tour pour sauver leur fille, pensent-ils, des griffes de cet homme infâme !

Mon avis :
Bon, ce résumé ne rend pas forcément grâce au film, tout en légèreté, qui permet de retrouver le Woody Allen que l’on aime, celui qui promène sa caméra à Manhattan ! Les personnages ne sont pas caricaturaux, le ton est léger, mais le message passe tout de même : du moment que ça marche, « whatever works », peu importe la personne avec laquelle on partage sa vie ou un moment de sa vie. On peut toujours tomber par hasard sur la personne idéale (ceux qui ont vu le film comprendront…) ! Woody Allen multiplie les clins d'oeil au spectateur qui  profite d'un très bon moment avec ce film, où les acteurs, pour moi inconnus à ce jour, sont parfaits : Larry David campe une sorte de Woody Allen un peu ringard, Evan Rachel Wood est beaucoup drôle et rafraîchissante que la miss Johansson du dernier opus de Woody, Vicky Cristina Barcelona, les parents de Melody (Ed Begley Jr et Patricia Clarkson) sont excellents aussi !

D'autres avis : ceux de Papillon, Alain, Pascale...


Par kathel - Publié dans : cinéma
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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /2009 16:28
Film français et américain de Bertrand Tavernier avec Tommy Lee Jones, John Goodman, Peter Sarsgaard, Mary Steenburgen, Kelly MacDonald, Buddy Guy et Rosie Gomez.
Sorti le 15 Avril 2009 Durée :
1h 57min.
Grand Prix
du Premier Festival International du film policier de Beaune 2009.


Résumé d’après le site officiel :
New Iberia, Louisiane. Le détective Dave Robicheaux est sur les traces d'un tueur en série qui s'attaque à de très jeunes femmes. De retour chez lui après une investigation sur la scène d'un nouveau crime infâme, Dave fait la rencontre d'Elrod Sykes. La grande star hollywoodienne est venue en Louisiane tourner un film, produit avec le soutien de la fine fleur du crime local, Baby Feet Balboni. Elrod raconte à Dave qu'il a vu, gisant dans un marais, le corps décomposé d'un homme noir enchaîné. Cette découverte fait rapidement resurgir des souvenirs du passé de Dave.

Mon avis : J’ai été subjuguée
et ravie par ce film. L’histoire, d’après le roman de James Lee Burke, tient en haleine de bout en bout, ne se restreint pas à une simple enquête policière mais fait ressurgir des évènements de l’histoire de la Louisiane et dans le même temps entrevoir les ravages matériels et moraux de l’ouragan Katrina. C’est surtout l’ambiance moite des paysages de Louisiane, et l’interprétation parfaite, celle de Tommy Lee Jones en tête, que je retiendrai. Il est presque de tous les plans du film, jouant toutes les nuances possibles, de l’impassibilité à la violence. Les seconds rôles excellent aussi. Les images sont très belles, je préfère de loin voir les bayous sur grand écran qu’en réalité, au moins il n’y a pas de moustiques ni de serpents dans la salle ! La bande sonore, avec la magnifique musique de Marco Beltrami, qui a voulu nous faire réentendre le blues à sa manière, est parfaite. S’y ajoutent des airs de musique cajun et sur le générique de fin, un air de Haendel un peu surprenant. Que du bonheur !

A lire : Un extrait de l’interview de Bertrand Tavernier sur commeaucinema.com, à propos du choix du livre de James Lee Burke.

Justement, qu’est-ce qui vous donne envie d’adapter un livre ?
Dès les premières phrases de Burke j’ai eu envie de filmer ça ! Il a cette manière de parler de ses personnages… Et puis les dialogues sont tellement percutants ; c’est un mélange de lyrisme, d’ironie et de drôlerie. J’ai essayé de préserver ça. Il y a quelques répliques, notamment une de la voix-off que j’adore : « Essayez de comprendre ce qui se passe dans la tête d’un type comme Balboni. C’est aussi improductif que de se mettre la tête dans un four à micro-ondes pour deviner la nature de l’électricité. » Il y en a 500 comme ça dans un livre de Burke ! Et puis il y a ce pays, la Louisiane. Un endroit que je ne connaissais pas et que j’avais envie découvrir. J’avais aussi l’impression que Dave Robicheaux était un lointain cousin du commandant Delaplane de La vie et rien d’autre. C’est un homme qui a un idéalisme, qui est en colère contre la bêtise, contre un système, contre l’impunité des gens qui font le mal. Et moi, je partage beaucoup de ses colères et son émotion face à la manière dont son pays est dévasté, que ce soit par la corruption ou par Katrina.

Pourquoi ce livre de Burke en particulier ?
J’ai beaucoup hésité. Il y en avait plein que j’aimais. Mais finalement c’est celui qu’on aimait le plus avec Philippe Noiret. Et puis aussi à cause du Général. J’adore que, tout d’un coup, John Bell Hood vienne parler à Dave et lui dise « Vous croyez que vous entendez le canon Yankee mais c’est seulement le tonnerre. » J’adore ces échanges, cette espèce d’allégorie. Il y a quelque chose qui sort des frontières du genre. Un peu comme le côté métaphysique de Coup De Torchon, ces enfants au début et à la fin du film.

Ils l’ont vu, voici leurs avis éclairés ! Aifelle, Alain, Cathe, Choupynette, Les irreductibles, Neph, Pascale et Ys.

Par kathel - Publié dans : cinéma
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