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Coups de cœur 2008


Le temps où nous chantions

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Si ça vous amuse, vous pouvez la voir sur Babelio.logo-copie-1.gif
Mercredi 7 mai 2008
Résumé de l’éditeur : Ancien rédacteur de Millenium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d’une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.
Editeur : Actes sud 2006 Traduction : Lena Grumbach et Marc de Gouvenain 575 pages Titre original : Män som hatar kvinnor


Je ne prétends pas faire un billet particulièrement original aujourd’hui : j’ai succombé à la Milleniumania, et j’en rends compte, sans ressentir le plaisir de vous faire découvrir quelque auteur ou roman méconnu !
J’ai aimé cette lecture, mais ce n’est pas vraiment un coup de cœur : le scénario est bien ficelé, avec deux histoires en une, les situations sont fouillées et n’ont pas trop un goût de déjà-vu, les personnages sont attachants, avec une mention spéciale pour Lisbeth Salander, l’objet-livre est beau et agréable à lire… Alors quoi ? Je m’attendais sans doute à un peu autre chose, avec toutes les louanges que j’avais lues ici ou là ! J’ai adoré jusqu’à la rencontre de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, ensuite un petit peu moins… La sauce n’a pas tout à fait pris en ce qui me concerne, et voilà !
C’est une lecture très distrayante toutefois, mais si vous n’avez pas envie de le lire, pourquoi pas ? Vous n’en mourrez pas plus bête ! De mon côté, je ne me précipiterai pas immédiatement sur les tomes deux et trois que je pense quand même lire un jour...


Ils/elles l’ont lu aussi (faites-moi signe si je vous ai oublié !) Yspaddaden, Betty, Karine, Cathulu, Bellesahi, Florinette, Lou, Gawou, Anna Blume, Gachucha, BMR et MAM, Valdebaz, Dasola, Alain, Tamara, Cuné, Emeraude et Rethymna...

Des extraits :
La première phrase
C'était maintenant devenu un événement annuel. L'homme qui recevait la fleur fêtait ce jour-là ses quatre-vingt-deux ans.

- L'île restait coupée mais les choses ont commencé à se calmer. Nous ne nous sommes rendu compte de l'absence d'Harriet qu'au moment où nous passions à table pour un dîner tardif vers 20 heures. J'ai envoyé l'une de mes cousines la chercher dans sa chambre, mais elle est revenue en disant qu'elle ne la trouvait pas. Cela ne m'a pas inquiété outre mesure ; j'ai dû croire qu'elle était allée faire un tour ou qu'elle n'avait pas été informée que le dîner était servi. Et au cours de la soirée j'ai été occupé par diverses querelles familiales. Ce n'est que le lendemain matin, parce qu'Isabella me cherchait, que nous avons réalisé que personne ne savait où elle était et que personne ne l'avait vue depuis la veille.
Il écarta grand les bras.


Une seule condition devait être remplie. Maître Bjurman devait mourir de manière qu'elle-même ne puisse jamais être associée au crime. Elle se doutait bien que tôt ou tard son nom apparaîtrait dans une enquête policière à venir quand les flics examineraient les activités de Bjurman. Mais elle n'était qu'un grain de poussière dans toute une galaxie de clients actuels ou anciens, elle ne l'avait rencontré que quelques rares fois et, à moins que Bjurman n'ait noté dans son agenda qu'il l'avait forcée à lui faire une pipe - ce qu'elle jugeait invraisemblable -, elle n'avait aucune raison de l'assassiner. Il n'y aurait pas la moindre preuve que sa mort avait un rapport quelconque avec ses clients ; on pourrait penser à des ex-petites amies, des parents, des connaissances, des collègues et un tas d'autres gens. On pourrait même cataloguer cela de random violence, scénario dans lequel le meurtrier et victime ne se connaissaient pas.

par kathel publié dans : littérature nordique
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Samedi 3 mai 2008
Présentation : Eté caniculaire à Oslo. Depuis l'assassinat de sa coéquipière, Harry Hole, flic acharné et intuitif, a sombré dans l'alcool et le désespoir. Les deux inspecteurs menaient une enquête sur un trafic d'armes auquel certains éléments corrompus de la police seraient mêlés. Paranoïaque et à bout de nerfs, Hole entame une longue descente aux enfers que rien ne semble pouvoir arrêter. Alors que ses supérieurs pensent à le suspendre, une sanglante affaire va le remettre sur les rails. Depuis quelques jours, des cadavres sont en effet retrouvés aux quatre coins de la capitale norvégienne. Le modus operandi est toujours le même : l'ablation de l'un des doigts des victimes et la présence à proximité des corps mutilés d'un diamant rouge taillé en forme d'étoile et d'un pentagramme, symbole occulte plus connu sous le nom d'"étoile du diable". La police doit se rendre à l'évidence : un serial killer opère dans les rues d'Oslo. Mais attention, le diable est rarement celui qu'on croit...

Biographie de l'auteur : Né en 1960, Jo Nesbø est journaliste économique et chanteur. Il a été propulsé sur le devant de la scène littéraire en 1998 en recevant le prix du meilleur roman policier nordique de l'année. Après L'homme chauve-souris (Folio Policier n° 366) qui a inauguré la série des enquêtes menées par Harry Hole, L'étoile du diable est son deuxième roman à paraître chez Gallimard.

486 pages Traducteur : Alexis Fouillet  Editeur : Gallimard (2006)   Collection : Serie noire 
Titre original :
Marekors


Mon avis : C’est la troisième enquête de Harry Hole que je lis, et j’ai retrouvé avec plaisir ce flic bourru, à la vie privée qui tombe en miettes et toujours tenté par un détour vers le Vinmonopolet* le plus proche. J’ai été plutôt déçue au début qu’il s’agisse d’une affaire de tueur en série, mais c’est plus compliqué que cela, et le côté thriller du roman n’occulte pas la vie privée d’Harry, passionnante si on le connaît déjà, et la psychologie des différents personnages. De plus, les retournements de situation sont nombreux et la construction du roman très habile. Je me suis de plus amusée à retrouver des endroits traversés en visitant Oslo et ai donc pris  beaucoup de plaisir à lire ce livre !
*
magasin qui seul a l'autorisation de vendre des boissons alcoolisées.

Extraits (merci au site Evene !)
Camilla Loen était jeune. Entre vingt-sept et trente ans, supposa Harry. Jolie. Potelée. Sa peau était lisse et bronzée, avec en dessous ce reflet pâle que les défunts ont si vite. Ses cheveux étaient bruns, s'éclairciraient certainement un peu une fois séchés, et elle avait un petit trou dans le front qui ne se verrait certainement plus une fois le travail du taricheute accompli. Celui-ci n'aurait d'ailleurs pas grand-chose à faire, si ce n'est maquiller ce qui ressemblait à une petite boursouflure sur le globe
oculaire droit.

Le mardi, à Oslo, le thermomètre monta à vingt-neuf degrés à l'ombre, et, dès trois heures, les gens
commencèrent à déserter les bureaux au profit des plages de Huk et de Hvervenbukta. Les touristes s'amassaient aux terrasses des bars d'Aker Brygge et dans le parc Frogner, où ils prenaient en transpirant les inévitables photos du Monolithe avant de redescendre à la Fontaine dans l'espoir qu'un souffle leur enverrait une bruine rafraîchissante.
Hors des rues à touristes, le calme régnait, et le peu de vie qu'il y avait passait au ralenti.


Il l’a lu : Jean-Marc Laherrère qui a aussi réalisé son interview sur Bibliosurf.


Oslo, Frognerpark, C.L.

par kathel publié dans : littérature nordique
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Lundi 21 avril 2008
Présentation de l'éditeur :
Un petit criminel toxicomane est trouvé abattu, le visage atrocement défiguré, au bord de la rivière Aker à Oslo, un vendredi soir. Cela n'éveille guère l'attention. Mais lorsque l'avocat de la victime est également trouvé assassiné dans son appartement quelques jours plus tard, l'affaire prend une autre tournure.
La police, qui a chargé l'inspecteur Hanne Wilhelmsen de l'enquête, entrevoit alors les contours d'une mafia de la drogue particulièrement bien organisée. Elle se doute rapidement que derrière celle-ci se trouve le monde des privilégiés de la société norvégienne. Mais qui est véritablement impliqué ? Et jusqu'à quel point ?

L’auteur :
Anne Holt, née en 1958 en Norvège, a été inspectrice de police, reporter pour la télévision norvégienne, avocate spécialisée dans la protection des enfants et ministre de la Justice. Couronnés de nombreux prix, ses livres sont aujourd'hui des best-sellers mondiaux. Elle entame sa carrière de romancière en 1993 avec La Déesse aveugle. En France, un petit éditeur, Odin, a publié trois de ses livres. Depuis le printemps 2007, c'est au tour de Plon de faire découvrir aux lecteurs français de nouveaux personnages récurrents :  Vik et Stubo.
Traduction : Gro Tang  Editeur : Points Seuil (2000) 388 pages Titre original : Blind Gudinne

Ma lecture : Voici la suite de mes découvertes sur les
Quais du Polar : un petit tour en Norvège avec Anne Holt ! J’avais noté son nom depuis un moment, et cela a été l’occasion, non pas de la rencontrer, car je n’ai pas osé aller lui faire signer ce roman, mais de découvrir son écriture : je vous le dis tout de suite, j’ai beaucoup aimé !
Ici, pas de tueur en série, mais un ou des tueurs protégeant leurs petites magouilles lucratives, pas de courses poursuites angoissantes, mais une lutte de tous les instants pour trouver des preuves avant l’audience qui remettra en liberté un suspect très compromis mais bien protégé, pas d’indices qui tombent providentiellement, mais de solides intuitions qui s’accompagnent de recherches minutieuses… La connaissance parfaite d’Anne Holt des mécanismes de la justice et de ceux qui essayent d’y échapper empêche de s’ennuyer un seul instant ! Ajoutons à cela des personnages que l’on a envie de côtoyer le plus longtemps possible : l’inspecteur de police Hanne Wilhelmsen, lesbienne très discrète sur sa vie privée, le procureur Håkon Sand, grand gaillard plus fragile qu’il n’y paraît et l’avocate Karen Borg avec laquelle ce dernier entretient une vieille amitié un peu équivoque… Ils enquêtent ensemble sur un crime dans le milieu des toxicomanes... Ils devinent que cette affaire est liée à une rumeur qui circule à propos d'avocats mouillés dans un trafic de stupéfiants, mais comment le prouver alors qu'ils semblent appartenir à une organisation soigneusement cadenassée ? L’auteur nous place le plus souvent du point de vue des enquêteurs, mais en nous laissant parfois une toute petite longueur d’avance sur eux, ce qui rend le suspense bien plus fort !
Bref, cette Déesse aveugle étant le premier roman de Anne Holt, paru en Norvège en 1993, puis en France en 1998, et suivi de plusieurs autres (Bienheureux ceux qui ont soif, La mort du démon, Une erreur judiciaire, Cela n’arrive jamais) j’ai encore de la très bonne lecture en perspective !




Oslo, près du Nationaltheatret
C.L.

par kathel publié dans : littérature nordique
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Dimanche 6 avril 2008
Résumé de l'éditeur :
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l' oeil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la 'Crevette' qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis. C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre.

L’auteur :
Née en 1944, Katarina Mazetti est journaliste à la Radio Suédoise. Auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle rencontre un succès phénoménal avec "Le mec de la tombe d'à côté", vendu à plus de 450 000 exemplaires, dans un pays de 9 millions d'habitants !
Editeur : Gaïa  (2006) Traduction : Lena Grumbach et Catherine Marcus 253 pages Titre original : Grabben i graven bredvid

Je l’ai lu ! Tout a commencé par des articles enthousiastes sur des blogs, puis un grand sourire et un commentaire élogieux de la bibliothécaire quand je l’ai emprunté ! Ça a été l’affaire d’un week-end, on n’a pas envie de lâcher ce livre quand on le tient ! C’est frais, savoureux, sain, sans additifs chimiques et pas du genre « étouffe-chrétien », en un mot, je me suis régalée !
Aucune raison de bouder son plaisir à la lecture de cette histoire d'amour très contemporaine, qui pousse tout de même à s’interroger sur le choc des cultures, ou comment tenter une expérience avec une autre personne quand on a des centres d’intérêt et des modes de vie très éloignés… Les points de vue alternent avec vivacité entre Désirée et Benny, l’auteur ne néglige pas les personnages secondaires pour autant, l’humour et l’autodérision sont toujours présents, que demander de plus ?
Si vous ne l’avez pas encore lu (quel oiseau rare de la blogosphère n’en a pas au moins entendu parler ?) vous pouvez le demander à votre libraire ou bibliothécaire favori, je ne pense pas que vous le regretterez !

Morceaux choisis :
    Pourquoi elle est tout le temps assise là ?
    J'avais l'habitude de me poser un moment sur le banc après l'entretien de la tombe pour reprendre le fil de mes pensées. J'essayais de trouver un petit bout de ficelle auquel m'accrocher et qui me permettrait d'avancer encore un jour, ou deux. À la ferme, quand je cavale entre tout ce qu'il y a à faire, je n'arrive pas à penser. Si je ne me concentre pas sur ce que j'ai en mains, inévitablement arrive une mini-catastrophe qui me donne un jour de travail supplémentaire. Je plante le tracteur sur un rocher et l'essieu arrière pète. Une vache s'abîme un trayon parce que j'ai oublié d'attacher son protège-pis.
    Me rendre sur la tombe est mon seul bol d'air, mais même là, j'ai du mal à me dire que j'ai le droit de faire une pause et de simplement penser. Il me faut d'abord biner et planter et m'activer, avant de m'autoriser à m'asseoir.
    Et alors je la trouve assise là.
    Décolorée comme une vieille photo couleur qui a trôné dans une vitrine pendant des années.

    En général, je n'éveille pas plus d'intérêt chez les beaux mecs que le dessin de papier peint choisi par un responsable de HLM.

    Désirée - j'ai du mal avec son prénom. Il sonne à la fois cassant, constipé et hautain, tout ce que je croyais qu'elle était au début. Moi, je l'appelle la Crevette. Ca lui va tellement bien que c'en est presque méchant. Pâle, recroquevillée sur ses parties molles, une carapace autour. Et de longues antennes.
    Il y a tant de choses en elle que je ne comprends pas.
    Elle regardait longuement une photo de mes parents que personnellement j'aime énormément. Ils prennent le soleil allongés sur un rocher, à moitié nus, les bras et jambes entortillés. Ils sont joue contre joue, plissent les yeux au soleil et sourient.
    La photo la mettait mal à l'aise, elle la trouvait trop privée.
    - Après tout, ce sont tes parents, a-t-elle dit. Tu ne trouves pas qu'elle est un peu... eh bien trop personnelle. C'est presque choquant.


Qu'en ont-elles pensé ?
Papillon, Katell, Cuné, Sylire, Gambadou, Laure, Anne, Tamara, Chrestomanci, Clarabel, et Lilly ?
Et maintenant, côté messieurs, qu'en dit
Yvon ?

Je lirais volontiers du même auteur : Entre Dieu et moi, c'est fini ou Les larmes de Tarzan !
L'éditeur est le même aussi, les éditions Gaïa et leurs pages roses !


par kathel publié dans : littérature nordique
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Mercredi 26 mars 2008
Quatrième de couverture :
Mauvaise publicité pour l’hôtel de luxe envahi par les touristes !
Le pantalon sur les chevilles, le Père Noël est retrouvé assassiné dans un sordide cagibi juste avant le traditionnel goûter d’enfants. La direction impose la discrétion, mais le commissaire Erlendur Sveisson ne l’entend pas de cette oreille. Déprimé, assailli par des souvenirs d’enfance douloureux, il s’installe dans l’hôtel et en fouille obstinément les moindres recoins…

Biographie de l'auteur : Né en Islande en 1961, journaliste et critique de cinéma, Arnaldur Indridason est l’auteur de plusieurs romans noirs, véritables best-sellers internationaux. La Cité des Jarres, et La Dame en vert, Grand Prix des lectrices de Elle 2007, sont disponibles en Points.
« Indridason réveille des effrois enfouis dans la glace, gelés dans le temps. » Télérama
Titre original : Röddin Traduction : Éric Boury Collection : Points policiers (2008) 416 pages

Après lecture : Je reste partagée à la lecture de ce troisième ouvrage retraçant les enquêtes du commissaire Erlendur Sveinsson. J’ai retrouvé avec plaisir les trois policiers des deux premiers romans, l’ambiance islandaise particulière et les intrigues bien ficelées… Erlendur enquête cette fois sur l'assassinat d'un employé discret et presque anonyme dans un grand hôtel. Il va devoir remonter loin en arrière pour comprendre ce qui l'a amené à mourir ainsi... Ne supportant guère l'atmosphère des fêtes de fin d'année, le policier s'installe à l'hôtel pour mener son enquête. Le dosage est parfaitement juste entre l’intrigue principale, les retours dans le passé, qui est toujours très important chez Indridason, la vie privée des policiers et le contexte de l’enquête. Celle-ci est très intéressante de bout en bout.
Cependant, je suis moins enthousiaste que pour « La cité des jarres » et «La femme en vert »… Le roman se passe presque entièrement à l’intérieur de l’hôtel, et c’est un peu frustrant, quelques bribes de dialogues ne sonnent pas très justes… Ce sont des détails dans un ensemble tout à fait convenable, et il est vrai que j’ai eu du mal à le refermer avant d’arriver à la dernière page, mais je me devais de mettre ce petit bémol !
Si je devais n’en choisir qu’un, ce serait «La femme en vert» !

Le début :
    Elinborg les attendait à l'hôtel.
    Un imposant arbre de Noël trônait dans le hall et partout, il y avait des décorations, des sapins et des boules scintillantes. D'invisibles haut-parleurs entonnaient le Douce nuit, sainte nuit. De grands autobus étaient garés devant l'hôtel et leurs passagers s'attroupaient à la réception. C'étaient des touristes étrangers venus passer les fêtes de Noël et du nouvel an en Islande parce que, dans leur esprit, l'Islande était ce fascinant pays où l'aventure est au coin de la rue. Ils venaient à peine d'atterrir qu'un grand nombre d'entre eux semblait déjà avoir fait l'acquisition de pull-overs islandais. Tout excités, ils procédaient aux formalités d'enregistrement dans cette étrange contrée de l'hiver. Erlendur balaya les flocons de son imperméable. Sigurdur Oli parcourut le hall du regard et repéra Elinborg à côté de l'ascenseur. Il donna un coup de coude à Erlendur et ils se dirigèrent vers elle. Elle avait déjà examiné la scène du crime. Les policiers arrivés en premier sur les lieux avaient bien pris garde à ce que rien ne soit déplacé.
    Le directeur de l'hôtel les pria d'agir avec autant de discrétion que possible. C'étaient les termes qu'il avait employés au téléphone. Il s'agissait d'un hôtel et le succès des hôtels dépend de leur réputation. Il leur demanda donc de prendre ce fait en compte. C'est pourquoi il n'y avait ni sirènes au-dehors, ni policiers en uniforme qui s'engouffraient au pas de course dans le hall. Le directeur avait précisé qu'il ne fallait sous aucun prétexte éveiller l'inquiétude dans l'esprit des clients de l'hôtel.
    Il ne fallait pas que l'Islande devienne trop fascinante ni qu'elle offre trop d'aventure.
    Il se tenait maintenant aux côtés d'Elinborg et saluait Erlendur et Sigurdur Oli d'une poignée de mains. Il avait un tel embonpoint que son costume parvenait à peine à l'envelopper. La veste était fermée par un seul bouton au-dessus de l'estomac et le bouton en question était sur le point de céder. La ceinture du pantalon disparaissait sous son énorme bedaine, engoncée sous la veste, et l'homme suait tellement qu'il lui était impossible de se séparer de son grand mouchoir qu'il se passait régulièrement sur le front et derrière la nuque. Le col blanc de sa chemise était trempé de sueur. Erlendur saisit sa main toute moite.


Lisez aussi leurs avis, parfois divergents : 
Clarabel, Anna Blume, Camille, BMR et MAM, Chimère,Cathulu, Goelen, Cuné et Tamara

Dans ma liste à lire : du même auteur "L'homme du lac" et de Arni Thorarinsson "Le temps de la sorcière"

par kathel publié dans : littérature nordique
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Samedi 16 février 2008
Lu dans le cadre du défi :
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C'est le premier livre que je lis pour ce défi !

L’histoire :
Je trouve que la présentation de l’éditeur en dit trop, voici donc la mienne !
Dans les tranchées, aux abords de Leningrad, en 1943, un groupe de soldats norvégiens engagés au côté des allemands tente de survivre à l’hiver et à la guerre. Des amitiés et des tensions naissent dans le groupe… Quelques-uns d’entre eux finiront par retrouver leur pays natal et y mener une vie normale, en apparence du moins.
De son côté, Harry Hole, pour une affaire diplomatique, se trouve écarté des enquêtes criminelles pour le service qui surveille les milieux néo-nazis norvégiens. Il y amasse des renseignements qui vont se recouper avec une affaire de meurtre qui le touche et sur laquelle il enquêtera, de manière plutôt officieuse au départ.
Au fil de l’enquête, des liens avec ce qui s’et passé cinquante ans plus tôt apparaissent…undefined
Traduction : Alex Fouillet Editeur : Gallimard Folio policier 605 pages
Titre original :
R
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Mon commentaire :
Je suis un peu ennuyée pour vous donner mon avis, car pendant les trois quart du roman, ça n’a pas été mon préféré de Jo Nesbø (j’ai déjà lu L’homme chauve-souris et Rue Sans-Souci) mais la fin a largement rattrapé un début un peu lent à mon goût !
Tout d’abord deux époques et de nombreux personnages sont introduits petit à petit, et si on n’est pas très attentif, on s’embrouille un peu, d’autant que certains ont un surnom ou ne sont pas nommés explicitement… Que cela ne vous effraye pas, à la fin, on se rend compte que c’était voulu et tout s’éclaire !
A partir de la moitié environ, le lecteur entre de plain pied dans l’enquête de Harry Hole, qui le mène loin dans le passé. On sent que l’auteur s’est très bien documenté, surtout sur les milieux néo-nazis, que Harry est obligé de côtoyer, mais aussi sur les tranchées autour de Leningrad en 1943 et l’histoire de la Norvège pendant la deuxième guerre mondiale.
J’ai trouvé l’intrigue et la construction très subtiles. Je vous le recommande, mais lisez, si vous le pouvez, les romans de Jo Nesbø dans l’ordre où ils sont parus ! (pas comme moi…)

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                                                     Le port d'Oslo, photo E.L.

Ils l'ont lu aussi : BMR et MAM
Du même auteur,
j’ai envie de lire : L’étoile du diable


par kathel publié dans : littérature nordique
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