Lundi 21 décembre 2009
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Rentrée littéraire 2009
Quatrième de couverture : «Liv » et « Em »
grandissent dans l’Angleterre des années 50. La guerre a rendu veuf le père de l’une et la mère de l’autre, qui forment ensemble un nouveau couple. Seulement, « Mo » et « Pa »
ne veulent pas s’arrêter là : ils font un autre enfant. Ce sera une troisième fille, Rosie, leur préférée, pourrie-gâtée. Sentant le profit qu’elle peut tirer de la situation, Rosie, sous des
airs innocents, est une vraie peste, pleine de malice, jalouse de ses deux grandes soeurs. Si jalouse et si sournoise qu’à l’adolescence, elle parvient par de faux scandales à gâcher leurs espoirs
de mariage. Mariée ensuite pour sa part à « Rup », un agent de change aussi peu scrupuleux qu’elle, Rosie donne naissance à Alice, qui ne tournera pas beaucoup mieux que sa mère, devenant
une petite junkie sans scrupules. Rosie, Rup et Alice franchissent un pas supplémentaire dans l’intrigue cynique en convoitant la maison familiale, où sont restées vivre Mo, Liv et Em, rejointes
par « Pam », la tante américaine. Entre difficultés matérielles et fous rires complices, les quatre femmes résistent - avec le fréquent secours d’une lampée de gin. Pour s’en sortir, Liv
et Em vont devoir esquiver les mauvais coups de Rosie, Rup et Alice - quitte à aller jusqu’au meurtre « involontaire » !
205 pages
Editeur : Autrement (septembre 2009)
Traduction : Danielle Wargny
Titre original : Sisters under the sky
Mon avis : A la fin de la deuxième guerre mondiale, une veuve et un veuf pas trop éplorés se marient, donnant ainsi à leurs filles
respectives une compagne de jeu et de fourberies en tous genres, car les deux demoiselles apprennent vite l’art de la manipulation pour faire ce qu’elles veulent de leurs parents. « L’enfant
de l’amour », une demi-sœur née un peu plus tard, se trouvera à bonne école. Les années se succèdent et les coups bas destinés à faire le malheur des autres sœurs pleuvent, dont certains sont
assez inventifs. Heureusement, les deux aînées se serrent un peu les coudes, même si, pour chacune, c’est dans le but inavoué de ne pas rester seule. Je l’avoue tout de suite, je n’ai pas été
spécialement emballée par ce roman. Je l’ai trouvé distrayant au début, plein d’un humour noir bien anglais, mais ça n’a pas fonctionné sur la durée… J’ai commencé par trouver, cela n’a rien
d’étonnant, la psychologie un peu sommaire, puisque le cynisme est de rigueur, et la méchanceté le trait de caractère le mieux partagé dans cette famille ! Quant au style, euh, j’ai du
mal à le qualifier, le fait que la narration soit entièrement au présent donne un ton particulier qu’on peut aimer ou non.
Bref, ce n’est que mon avis, car Theoma qui l’a fait voyager et les autres lecteurs dont j’ai pu trouver les billets sont tous plutôt ravis de la découverte : à essayer donc pour voir quel est
votre sentiment ! Un grand merci pour le détour par chez moi, Theoma, j’aurais regretté de ne pas l’avoir essayé, et je n’ai pas passé un si mauvais
moment ! Il va donc bientôt repartir…
Extrait : De tous, c'est Rosie la plus heureuse. Elle
grandit dans une atmosphère de serre, où lui sont prodiguées adoration et générosité. Tout ce dont Livy et Em ont été privées à cause de la guerre, Rosie en bénéficie, au centuple. En d'autres
termes, elle est gâtée pourrie. Pas besoin - comme c'était le cas pour Livy et Em - de stratégies ou de cajoleries pour obtenir ce qu'elle veut. Tout lui tombe tout rôti dans le bec. Elle est
blonde aux yeux bleus, comme Pa, souple et mince, comme Mo, mais elle n'a pas du tout hérité de leur douceur et de leur gentillesse. Elle est le croisement de la vieille mère calculatrice de Mo et
du vieux père égoïste de Pa. Une combinaison redoutable. (...)
A l'âge de cinq ans, Rosie connaît ses parents sur le bout des doigts et les fait manger dans le creux de sa main. A dix ans, elle pourrait en remontrer à Iago, question rouerie. Lorsque ses soeurs
rentrent, aux vacances, elle les observe attentivement. Elle devient championne de stratégie en deux temps trois mouvements. Elle n'a jamais entendu l'expression "diviser pour régner", mais elle
sait parfaitement la mettre en pratique.
Des avis lus chez Canel, Cathulu, Clarabel, Le Livraire et bien
sûr, Theoma.
Par kathel
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Publié dans : Iles britanniques
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Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai tellement de billets en avance dans l'ordi que je n'ai même pas fait paraitre celui ci...