Quatrième de couverture raccourcie :
Août 1926. Chatham, Nouvelle-Angleterre : son église, son port de pêche et son école de garçons fondée par Arthur Griswald qui la dirige avec probité. L’arrivée à Chatham School de la belle
Mlle Channing, prof d’arts plastiques, paraît anodine en soi, mais un an plus tard, dans cette petite ville paisible, il y aura eu plusieurs morts.
Henry, le fils adolescent de Griswald, est vite fasciné par celle qui l’encourage à « vivre ses passions jusqu’au bout ». L’idéal de vie droite et conventionnelle que prône son père lui
semble désormais un carcan. Complice muet et narrateur peu fiable, il assiste à la naissance d’un amour tragique entre Mlle Channing et son voisin M. Reed, professeur de lettres et père de
famille. Il voit en eux « des versions modernes de Catherine et de Heathcliff ». [...]
L’auteur : Né en 1947, Thomas H. Cook a été professeur d’histoire et secrétaire de rédaction au magazine Atlanta avant de se consacrer au roman. Il vit à New York et au
cap Cod. Un Edgar Award a récompensé Au lieu-dit Noir-Étang...
355 pages
Editeur : Seuil (12 janvier 2012)
Titre original : The Chatham school affair
Traduction : Philippe Loubat-Delranc
Alors, j’ai un aveu à
vous faire, et d’importance… J'imagine très bien certaines curieuses ouvrir l’œil. Voilà, je ne résiste tout simplement pas à une couverture de livre sur laquelle on voit un phare. D’aucun y
trouverait sûrement une explication psychanalytique, que je refuse d’écouter… Je refuse, je vous le dis ! Voilà en tout cas pourquoi je me suis emparée à la bibliothèque de ce livre, sans
lire la quatrième de couverture, sans plus attendre, malgré une pile de lecture impressionnante. Cela m’a poussée à oublier complètement qu’un des romans de Thomas H Cook,
Les ombres du passé ne m’avait guère convaincu
alors que Les rues de feu comportait un thème qui m’intéressait bien davantage et
m’avait conquise.
Que se passe-t-il donc au lieu-dit Noir-Etang ? C’est là que, dans les années 1920, à Chatham, en Nouvelle-Angleterre, s’installe une jeune professeur. L’histoire est contée par le fils du
directeur de l’école, seize ans et des rêves de liberté qui le font s’approcher de Mlle Channning, qui a beaucoup voyagé, et d’un autre professeur.
L’atmosphère est un rien pesante, dans cette petite ville côtière, où une passion amoureuse enflamme très vite, trop vite, la belle Mlle Channing. Au fil de révélations savamment distillées, on
devine que l’issue sera dramatique, on échafaude, on subodore. Malheureusement, l’impression de ne pas trop y croire est allée crescendo au fur et à mesure de ma lecture, notamment les rapports
entre le jeune homme et les deux professeurs concernés. L’idée d’un narrateur assez proche du couple maudit, dont on ne sait pas à quel point il est concerné, était intéressante, mais possède
quelques limites.
La fin est par contre superbe, flamboyante, beaucoup plus crédible que d’autres scènes qui la précédent, et rattrape le scepticisme qui m’avait envahi à un certain moment. Au final, une belle
lecture, qui emballera de nombreux lecteurs, à qui le décor et les années vingt conviendront mieux qu’à moi.
Extrait : Ce n’est pas que je veuille figer pour l’éternité, bien au contraire, cette jeune femme débarquant dans une coquette petite ville de Nouvelle-Angleterre, mais je souhaiterais au moins dévoiler la vérité toute simple que la vie enseigne inévitablement à ceux d’entre nous qui deviennent vieux : puisque nos passions ne durent pas éternellement, notre véritable épreuve est de leur survivre.
D’autres avis sur Black novel enthousiaste, pour Action suspense, "une admirable subtilité", et pour Jean-Marc Laherrère, du grand art...
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Voici le début du récapitulatif
et la fin !
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