Dimanche 26 décembre 2010
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Quatrième de couverture :
Moïra se rend tous les jours au chevet de sa soeur cadette, qu'une chute, cinq ans auparavant, a plongée dans le coma. Année après année, la lassitude gagne Moïra, qui ne se pardonne pas d'avoir été une
soeur lointaine. Comme pour rattraper le temps perdu, elle retrace devant la jeune fille inconsciente son existence de fille sauvage et revêche, sensible pourtant, une vraie " fille de la mer "
et des vents glacés des Cornouailles.
406 pages
Editeur : J'ai lu (décembre 2009)
Titre original : Oystercatchers
Traduction : Marie-Claire Pasquier
Ma
lecture : Si vous cherchez un roman battu par les vents, sur la côte du Pays de Galles, qui soit aussi une histoire de famille, pleine d’incompréhension et de culpabilité, ce
roman est pour vous… Une jeune femme, Moïra, se rend tous les jours au chevet de sa jeune sœur plongée dans le coma depuis un accident dont on ne sait rien. Pourquoi Moïra se sent coupable, on
l’ignore aussi, et c’est au lecteur de reconstituer, petit à petit, une histoire de famille somme toute assez simple. L’aînée a onze ans, quand ses parents lui annoncent une future naissance, et,
se sentant dépossédée de leur amour, elle choisit un pensionnat éloigné où elle peut continuer ses études après l’école communale. Elève brillante, mais fière et peu sociable, elle vit assez mal
ses années de pension. La partie au pensionnat, quoique intéressante, semble intemporelle, j’ai eu du mal à croire que cela se passait à la fin des années 80, et donne une légère impression de
déjà-lu.
Mais au-delà de l’histoire, c’est le style qui marque et qui reste en mémoire :
poétique, plein d’images très belles et musical en même temps, il déroule des paysages, bords de mer, marais et falaises, petits villages et prairies, comme j’ai rarement eu l’occasion d’en voir
entre les mots ! Alors, quelques longueurs à peine, ou c’est moi qui n’étais pas assez patiente, mais une écriture superbe et des personnages attachants malgré ou à cause de leurs défauts,
il s’en est fallu d’un rien que ce soit un coup de cœur !
Extrait : L’eau grise, immense. L’eau sans cesse agitée, avec des pointes blanches sur les vagues grises. Il y avait des ferries, et des
bouches d’aération. Des pies de mer, avec leurs becs orange, debout dans les criques. Les phoques clignaient de l’œil, les herbes tremblaient, et le soir le phare de Caldey Island faisait
lentement tourner son œil pâle.
Une côte d’écume et de lumière. Avec une maison que je vois encore : battue par les vents, usée par le sel. Ses haies de prunelliers, se porte d’entrée verte. Les ajoncs du chemin côtier
débordaient sur le jardin, et des goélands argentés, toute une rangée, étaient perchés sur le toit, gris, debout sur une patte. Tu te rappelles ? Ils blottissaient la tête sous l’aile,
rayaient les tuiles de blanc. A deux prés de là, il y avait des chevaux. Les jours de tempête, ils dressaient la queue et prenaient la fuite.
Troisième lecture, anglaise, pour Voisins-voisines !
Par kathel
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Publié dans : Iles britanniques
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