…C'est que leur souffrance les pousse à faire des choses qui remettent un sens à ce monde. L'homme sensible ou artiste ne peut qu'être un malade dans notre vie civilisée pleine de mensonges. » Bram Van Velde.
Où et quand : Bram et Geer van Velde, deux frères un nom... L’exposition du 17 avril au 19 juillet 2010 au musée des Beaux-Arts de Lyon propose un portrait des frères Bram van Velde et Geer van Velde par la mise en parallèle de leurs œuvres.
Qui
sont-ils ? Bram van Velde (1895-1981)
Très jeune abandonné par son père, Bram van Velde connaît dans son enfance une misère terrible. Très tôt initié à la peinture, il travaille dans une firme de peinture de décoration, tout en
étudiant la peinture ancienne.
Il reçoit le soutien d’une famille de collectionneurs. En 1922 il se rend à Munich et rencontre des peintres expressionnistes. Van Velde s’installe ensuite à Paris, où il rencontre ses premiers
succès, avant quelques années difficiles au terme desquelles il trouve son style. Mais la guerre le pousse à cesser toute activité picturale de 1941 à 1945. Ce n’est que dans les années 1960, alors qu’il s’est installé à Genève, que l’artiste connaît une certaine reconnaissance et influence une partie des artistes de
l’expressionnisme abstrait. Il meurt en 1981 à Grimaud, près de Saint-Tropez, à l’âge de 86 ans.
Geer van Velde (1898-1977)
Geer van Velde naît à Lisse en Hollande, comme son frère Bram avec lequel il partage ses débuts dans la peinture. Il se rend à
Paris en 1925 où il se fixe définitivement.
Après une première période dominée par les effusions colorées influencées par Matisse et Bonnard s'amorce une période, celle dite "des Ateliers" puis "des Intérieurs" où il s’essaye à la peinture
abstraite. Il s’installe à Cagnes-sur-mer en 1938 et continue d’explorer les compositions dans les tons gris et bleus. A partir de 1944, il se fixe à
Cachan, participe à plusieurs expositions et fait plusieurs voyages en Hollande. et continue de travailler à des tableaux cubistes sur le thème de l’atelier. Il meurt à Cachan en
1977.
Ce que j’ai aimé : Il est toujours captivant de comparer deux peintres ayant des parcours un peu similaires, à plus forte raison ici, puisque ce sont deux frères. Bram (diminutif d’Abraham) y apparaît plus torturé, ses tableaux ont des couleurs plus fortes et les tracés eux-mêmes semblent empreints de violence. Chez Geer van Velde, la palette de couleurs est plus douce, des bleus pendant la période méditerranéenne, des gris colorés le plus souvent. Les traits sont droits, semblant presque tracés avec un instrument, les compositions très travaillées. J’ai préféré les œuvres de ce deuxième artiste. Un autre intérêt est aussi de voir leurs tableaux de jeunesse et d’y retrouver des influences, comme celles de Munch ou Nolde pour Bram, celle de Matisse pour Geer.
De haut en bas, les trois premiers tableaux sont de Bram, les trois suivants sont de
Geer.
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Voici le début du récapitulatif
et la fin !
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