Quatrième de couverture : Vous aimez les animaux. Ce livre raconte leur histoire et la vôtre. L’histoire d’une enfant qui croit que le traîneau du père Noël apporte les cadeaux et qui sera
forcée un jour de ne plus y croire. Il faut grandir, il faut s’affranchir. C’est très difficile. C’est même impossible. Au fond, vous êtes exactement comme les animaux, tous ces animaux que nous
emprisonnons, que nous élevons, que nous protégeons, que nous mangeons. Vous aussi, vous êtes emprisonnée, élevée, éduquée, protégée. Et ni les animaux ni vous ne savez comment faire pour vous
émanciper. Pourtant il faudra bien trouver un moyen.
214 pages
Editions : Verticale (juin 2010)
Objet littéraire
original que ce livre, mi roman, mi essai, il alterne en courts paragraphes les points de vue et le vous, le on, le je… Pourtant, le lecteur s’y retrouve très bien, apprend de
nombreuses choses sur la vie en captivité et le dressage des animaux, et en même temps, s’intéresse et s’intrigue pour le « vous » qui contient la part la plus personnelle, sur la
difficulté à grandir, et la difficulté à devenir soi-même. Vous ne désirez rien d’autre que de faire plaisir à votre mère. Vous ne désirez rien d’autre que de vous soustraire au
regard de votre mère.Votre propre ambivalence pour empêche de prendre des décisions. Vous gardez le silence. Vous grandissez.
Un autre extrait d’un ton très différent : Depuis que l’Etat a refusé de financer la rénovation du zoo, un appel d’offre a bien été lancé, mais les entreprises tardent à se
porter candidates pour un établissement dont il est avéré qu’il ne rapportera pas assez d’argent, même remis à neuf, pour couvrir les frais colossaux de rénovation. Le seul espoir, pour motiver
les entreprises à investir, serait qu’un président de la République s’empare de ce projet et, après le musée des Arts Premiers, le musée d’Art Moderne et la Grande Bibliothèque, décide de donner
son nom à ce chantier. Je dois dire que j’aimerais bien voir ça au fronton d’un zoo ! Enfin, qu’on se comprenne bien, uniquement à cet endroit, et pour l’ironie de la
chose ! Bref, si vous aussi un jour avez été cet enfant qui voulait avoir un animal, notez ce livre dans un petit coin de vos tablettes, il se lit facilement et mérite le détour.
Il m’avait intrigué chez Antigone et Cathulu.
Olivia Rosenthal sera à Lyon aux Assises Internationales du Roman pour une table ronde sur le thème Présence animale le 26 mai prochain.
Pour retrouver tous les titres lus
pour le défi Voisins voisines...
Voici le début du récapitulatif
et la fin !
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