D’après l’éditeur : 1945. Stettin
est occupée par l'Armée rouge. Dans une gare allemande parmi une foule de fugitifs se trouvent Alice et son petit garçon de sept ans, Peter. Quelques instants plus tard, Alice abandonne son
enfant sur le quai, pour ne plus jamais revenir. Mais que s'est-il vraiment passé ce jour-là? L'auteur de ce roman qui a bouleversé l'Allemagne remonte dans le Berlin des années 20, les clubs de
jazz, l'alcool, la drogue et l'amour fou, puis l'irrésistible ascension de l'idéologie nazie, pour tenter de comprendre comment une mère a pu commettre un acte aussi inexplicable que désespéré.
Cette fresque romanesque redonne un visage, une identité, une vie à une femme énigmatique qui, un jour, a pris la décision d'abandonner Peter dont l'histoire s'inspire de celle du propre père de
Julia Franck.
L’auteur : Julia Franck est née en 1970 à Berlin Est. Après avoir étudié la littérature allemande et américaine à l'université libre de Berlin, elle a vécu aux États-Unis, au Mexique et au Guatemala. Julia Franck a ensuite travaillé comme éditeur et journaliste pour de nombreux journaux et magazines. La Femme de midi est son premier roman traduit en français.
369 pages
Editeur : Flammarion (septembre 2009)
Titre original : Die Mittagsfrau
Traduction : Elisabeth Landes
Mon avis : Cela fait quelques jours que je tourne autour de la rédaction de ce billet… Disons-le tout de suite, je n’ai pas aimé ce livre. Pourtant, j’ai fait l’effort de le lire jusqu’au bout, espérant que quelque chose enfin, allait me le faire comprendre et apprécier davantage. Non, je suis finalement passée complètement à côté.
Dans le prologue, en 1945, un petit garçon, Peter, vit avec sa mère, une vie pas très facile et pas seulement à cause des restrictions dues à la guerre. Quelques scènes dramatiques aboutissent à l’abandon de l’enfant par sa mère sur le quai d’une gare.
Ensuite, on retourne dans les années 20, où deux fillettes, Helene et Martha vivent dans une petite ville proche de la Pologne. Les relations ambiguës entre les deux sœurs, la mère folle d’avoir perdu des enfants en bas âge, et méchante avec Helene en particulier, voilà pour leur enfance. Des études chaotiques, l’abandon du domicile familial, des rencontres équivoques, la drogue, l’alcool, voilà pour leur jeunesse. Trop de drame, trop de sentiments glauques, le tout avec une écriture qui cherche constamment à en rajouter pour que cela soit le plus sombre possible, j’ai trouvé cela assez nauséeux et quand j’ai su que c’était inspiré de l’enfance du père de l’auteur, un sentiment de gêne s’y est ajouté.
Je pense que cette histoire singulière et forte aurait pu être traitée autrement, que plus de simplicité dans l'écriture et moins de surenchère dans le malsain auraient pu en faire un livre formidable.
Bref, si ce livre vous tente encore quelque peu, allez lire d’autres avis qui vous convaincront
qu'il est possible de l'apprécier, ceux de Levraoueg, Nanne ou Virginie. Heureusement, j’ai lu dans un commentaire que Chiffonnette avait
détesté et pas terminé ce livre, sinon, je me serai sentie un peu seule ! Merci, Chiffonnette !
Extrait : Tu m'attends ici, dit-elle, en atteignant un banc qu'un vieil homme venait juste de libérer. Ici, il y a des trains qui partent pour Anklam et Angermünde, on pourra peut-être avoir des billets. Je reviens tout de suite. Elle prit Peter par les épaules et l'assit sur le banc. J'ai faim, dit Peter en riant et en s'agrippant solidement à ses bras. Je reviens tout de suite, attends-moi ici, dit-elle. Lui : Je viens avec toi. Elle : Lâche-moi, Peter. Mais déjà il se levait pour la suivre. Alors elle lui fourra la petite valise dans les bras et le rassit sur le banc avec la valise. Obligé de tenir la valise sur ses genoux, Peter ne pouvait plus rattraper sa mère.
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et la fin !
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