Quatrième de couverture :
Comment faire le deuil d'un couple alors que l'être aimé est encore en vie ? Il y a d'abord eu les premiers signes, les mots qui s'emmêlent, les souvenirs qui s'étiolent.
Puis le diagnostic. Mais pour Cécile et Daniel, unis par une vie de bonheur de plus de trente ans, l'amour est plus fort que la peur. Magnifique hommage qu'une épouse attentive et inquiète
rend à son mari, ce récit donne la voix aux patients, mais également aux soignants et aux proches. Car cette maladie affecte l'entourage : face à la détresse, à la solitude, à la crainte de la
perte, les accompagnants doivent aussi être soulagés. [...]
L’auteur : Cécile Huguenin est psychologue et coach.
Elle a entrepris la rédaction d’un livre sur l’histoire de son mari, elle veut témoigner pour aider les familles qui sont confrontées à ce que l’on nomme aujourd’hui « le fléau du 21è siècle
», la maladie d’Alzheimer.
125 pages
Editeur : Héloïse d’Ormesson (mai 2011)
Récit de la fin d’une
vie de couple attaqué par la maladie, Alzheimer mon amour n’est pas un livre larmoyant, ni vindicatif. Cécile Huguenin décrit les différentes phases par lesquelles elle est
passée : la prise de conscience, les questions obsédantes, les tentatives pour trouver une autre voie que celle du renoncement. L’écriture est belle, les images aussi. Quand Cécile sent son
mari s’éloigner, elle imagine un fil qui les relie, un fil rouge comme celui qui relie les deux amants dans Dolls de Takeshi Kitano, et se demande si elle doit le couper pour se sauver elle-même
ou si elle doit le garder et sombrer avec lui. Par la suite, elle essaye de l’aider en l’emmenant au bord de la mer, puis dans un cadre résolument différent, lui qui aimait voyager. Les minces
réussites, les échecs décourageants face à cette forme sévère de la maladie, jusqu’à ce qu'on lui propose une structure qui puisse être celle où son mari pourra être le nouveau lui-même, entouré
de soignants géniaux et d’autres patients.
La lecture de ce cheminement n’est pas difficile, elle rend compte d’un itinéraire unique, mais soulève tout de même des questions et des pistes plus universelles. Ce témoignage peut se compléter
avec un roman cité d’ailleurs par Cécile Huguenin, c’est celui de Stefan Merrill Block, L’histoire de
l’oubli, un excellent livre que je vous conseille aussi.
Extrait : Elle se surprend à l’envier, lui, à se reprocher, elle, sa bonne santé, sa lucidité, cette force qu’on lui prête. Elle n’a pas eu de préavis. Une disparition sans prémices ou si peu, si vite. Un tir à bout portant, sans sommation, qui a laissé un vide béant. Quand elle partait pour ses grands voyages, elle lui laissait des croquis, des informations, des adresses pour qu’il puisse continuer sa vie sans elle. Mais lui, il est parti sans laisser de mode d’emploi.
Elles l’ont lu : Aifelle, Brize (Merci beaucoup, Brize !), Cathulu, Keisha, L’encreuse et Sandrine.
Pour retrouver tous les titres lus
pour le défi Voisins voisines...
Voici le début du récapitulatif
et la fin !
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