Quatrième de couverture : « Ce que personne n'a jamais su, ce mystère dont on ne parlait pas le dimanche après le match, cette sensation que les vieilles tentaient de décortiquer le soir,
enfouies sous les draps, cette horreur planquée derrière chaque phrase, chaque geste, couverte par les capsules de soda, tachée par la moutarde des hot-dogs vendus avant les concerts ; cette
peur insupportable, étouffée par les familles, les chauffeurs de bus et les prostituées, ce que personne n'a pu savoir, c'est ce que Thomas avait ressenti quand le flic aux cheveux gras lui avait
passé les bracelets, en serrant si fort son poignet que le sang avait giclé sur la manche de sa chemise. »
Tout est là : le mutisme, le poids des regards, l'irrémédiable du destin d'un enfant sage, devenu
trop taciturne et ombrageux. Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons - les mêmes qui torturaient déjà son père. [...]
Méfiez-vous des enfants sages, écrit par une jeune fille de vingt ans, avait plus qu'impressionné les lecteurs. Ils seront éblouis par
Le Roi n'a pas sommeil.
143 pages
Editeur : Viviane Hamy (janvier 2012)
Qu’est-ce qui m’a poussée à acheter ce livre ? Pas la couverture, qui ne m’emballe guère, à part son rouge tonique, pas l’auteure que je ne connaissais pas encore… mais un billet élogieux sous la
plume d’Ys ! Et, je rassure tout de suite, Ys, j’ai été ravie de suivre ton avis. Bon, ce
n’est ni un roman comique, ni un roman doudou, la noirceur règne et la tragédie avance inexorablement. Construit en un large retour en arrière, ce livre a pour cadre une région rurale et
forestière des Etats-Unis. La vie de Thomas Hogan se déroule sous nos yeux, du drame fondateur de son enfance à l’âge adulte, et tout concourt inéluctablement à ce que Thomas reprenne à son
compte les tourments que portait déjà son père. Pourtant, l’espoir renaît quand Thomas franchit le cap de l’adolescence, mais sa mère reste toujours soucieuse, inquiète, elle qui est la plus
proche de son fils.
Une atmosphère et un décor dignes de Ron Rash, une superbe écriture pleine de métaphores saisissantes, une construction impeccable, tout cela fait avaler ces 140
pages sans respirer. Le livre est court, mais pourtant les détails ne manquent pas, les caractères sont soigneusement dessinés, les sentiments bien plus qu’effleurés. Pour vous, un roman à
découvrir de toute urgence, et pour moi, l'espoir de retrouver rapidement l'univers très personnel de Cécile Coulon !
Extrait : La journée fut longue. L’enfant sentait les odeurs de transpiration, de mains moites dix fois serrées, de cravates sales dénouées. Il ne reconnaissait pas ces gens ; certains, paraît-il, étaient des cousins de son père. Des hommes au teint sale, aux yeux noirs, à la bouche fendue telle la queue d’un rat qui file à travers champs. Ils portaient de larges chapeaux de cuir pour cacher leurs visages et les protéger du soleil. Des enfants aux cheveux très longs étaient présents, Thomas ne les avait jamais vus à l’école. Ils parlaient avec un accent du Nord, leurs dents se chevauchaient. Quand ils riaient, on avait l’impression d’assister à un concert d’éclopés, les mots qu’ils crachaient semblaient ricocher contre les murs et retomber sur le sol, comme de minuscules crottes de chèvre séchées. Thomas ne se sentait pas bien.
Lu par Clara, Moustafette, Un autre endroit, Ys...
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pour le défi Voisins voisines...
Voici le début du récapitulatif
et la fin !
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