Quatrième de couverture
:« Voilà l'histoire : une prof de lycée, vingt-quatre ans, militante de la Jeunesse communiste, célibataire. On l'a tuée, asphyxiée avec une serviette. » Mario Conde
écoute le commissaire d'un air las. Sale affaire. Pour la résoudre, il lui faut garder la tête froide. Ce qui est loin d'être facile quand son cœur s'enflamme pour une saxophoniste rousse qui va
compliquer bien des choses...
L'auteur : Né à La Havane en 1955, Leonardo Padura est
romancier, scénariste et journaliste. Ses romans, Electre à La Havane, L'Automne à Cuba, Adios Hemingway et Passé parfait, sont disponibles en Points. 254 pages
Editeur : Points (8 janvier 2009) Collection : Points Policier Traduction : François Gaudry Titre original : Vientos de cuaresma
Ma lecture : Pour ceux qui ne connaissent pas Leonardo Padura, il
faut présenter son personnage récurrent, Mario Conde, qui s’est rêvé écrivain mais a fini par entrer dans la police, situation dont il est déjà fatigué à 35 ans. Il cultive ses amitiés adolescentes
en partageant des repas pantagruéliques et bien arrosés avec, entre autres, El Flaco dont la mère est une cuisinière hors pair… Hmmm, les délicieuses recettes évoquées dans chacun de ces ouvrages !
Du côté des amours, c’est un incorrigible romantique qui tombe amoureux plus vite et plus souvent qu’il ne sort son arme de service. C’est dire que nous ne sommes pas dans un thriller plein de
rebondissements et de d ‘action. L’enquête, ici sur la mort d’une jeune prof très appréciée dans son lycée, se déroule assez tranquillement, d’interrogatoires en visites plus ou moins fructueuses,
ponctués de bons repas, de conversations tranquilles ou de rêveries amoureuses.
L’intérêt de cette série de romans est surtout de lever le voile sur le mode de vie des cubains, des habitants de La Havane en particulier, de la météo (les vents de carême du titre) à
l’architecture, la topographie des quartiers ou l’ambiance musicale des cafés. La musique est d’ailleurs très présente dans le livre, du bon rock à la musique cubaine, sans parler du saxophone de
la nouvelle conquête de Mario Conde.
Une très agréable promenade à La Havane, à savourer sans perdre de vue l’enquête qui n’est pas inintéressante pour autant !
Ils l’ont lu :Alain et Essel.Jean-Marc Laherrère et Papillon ont lu
d’autres titres.
je vous recommande de mon côté Electre à La Havane, L’automne à Cuba ou Passé parfait, excellents aussi pour faire connaissance avec cet auteur.
Extraits :Hier j'ai découvert un
fronton étonnant. J'ai dû passer mille fois par cet endroit jusque-là anodin et sale del 10 de Octubre, si proche de l'enceinte des combats de coqs où mon grand-père Rufino avait joué huit fois sa
fortune sur des ergots pour s'enrichir quatre fois et s'appauvrir autant. Mais c'était seulement hier qu'un signal d'alarme, spécialement orienté vers mon cerveau, m'a obligé à levé les yeux, et il
était là, m'attendant depuis toujours : au centre d'un triangle d'un classicisme simplet, un blason de noble créoles couronnait une construction dépourvue de noblesse, rongée par les années et la
pluie. Seule la date restait mystérieusement intacte : 1919, au-dessus de l'auvent décrépi, sous le blason vaincu, dans le tourbillon de deux cornes d'abondance qui expulsait dans l'air des fruits
tropicaux. Ma relation avec la ville est oblitérée par les clairs-obscurs que mes yeux y peignent, ainsi la jolie fille se transforme en prostituée féroce, l'homme furieux en assassin potentiel, le
jeune homme pétulant en drogué incurable, le vieux du coin en voleur à la retraite. Tout noircit avec le temps, comme la ville où je marche entre les arcades sales, les décharges pétrifiées, les
murs écaillés jusqu'à l'os, les bouches d'égout débordan comme des rivières nées au coeur même de l'enfer et les balcons délabrés, soutenus par des béquilles.
La couverture semble bien attirante, du moins pour moi... et je ne dirais pas non à découvrir La Havane... sais-tu quel est le premier titre de la série??
Commentaire n°1
posté par
Karine :)
le 21/03/2009 à 13h05
Bonne question... Je crois (je suis presque sûre) qu'il sagit de Electre à La Havane, mais l'ordre n'est pas forcément primordial.
Et bien alors je ne suis pas venue ici depuis 8 billet (nouvelle mesure de temps due à netvibes) et je vois que tout a changé! J'aimais bien l'ancien et j'aime bien le nouveau! C'est marrant comme on a tous des envies de changement par moment!
Commentaire n°4
posté par
loula
le 21/03/2009 à 20h16
Un petit coup de peinture fraîche ne fait pas de mal de temps en temps. (si on ne me demande pas de manier un rouleau !)
Electre à La Havane a été le premier traduit en France, mais ce n'est pas le premier de la série. Le premier est Passé parfait (l'hiver), puis Vents de carême (le printemps), Electre à La Havane (été) et L'automne à Cuba (automne).
Quelque part s'intercale une novellé Mort d'un chinois à La Havane.
Puis viennent les deux titres dans lesquels Mario Conde a démissionné et est devenu bouquiniste, Adios Hemingway et Les brumes du passé qui se déroulent quelques années plus tard.
Je n'ai pas beaucoup lu de livres qui se passent à Cuba, alors pourquoi pas.
Commentaire n°7
posté par
Aifelle
le 23/03/2009 à 09h47
Ce doit être le seul auteur cubain que j'ai lu aussi... Il me semble avoir tenté une autre lecture et ne pas avoir accroché, mais qui en était l'auteur ?
Commentaire n°8
posté par
Aifelle
le 23/03/2009 à 18h12
Tout à fait Aifelle ! Après recherche dans mes petites fiches (informatisées) je vois que j'ai lu "La douleur du dollar" de Zoé Valdès et n'en ai pas grand souvenir.
J'ai noté d'autres auteurs que je n'ai pas encore lus : Julia Alvarez, Karla Suarez et Joel Cano : voilà tu sais tout !
Electre à La Havane a été le premier traduit en France, mais ce n'est pas le premier de la série. Le premier est Passé parfait (l'hiver), puis Vents de carême (le printemps), Electre à La Havane (été) et L'automne à Cuba (automne).
Quelque part s'intercale une novellé Mort d'un chinois à La Havane.
Puis viennent les deux titres dans lesquels Mario Conde a démissionné et est devenu bouquiniste, Adios Hemingway et Les brumes du passé qui se déroulent quelques années plus tard.