Mon résumé : Dans la région des Appalaches, trois histoires s’entrecroisent et
vont peut-être se rejoindre : celle de Lusa, jeune veuve ayant hérité de la ferme de son mari, qui commence à se prendre d’intérêt pour l’élevage, malgré ses origines citadines. Celle de
Garnett Walker, professeur d’agriculture de près de 80 ans, à la recherche de nouvelles espèces de châtaigniers pour remplacer ceux décimés par une maladie. Celle de Deanna Wolfe enfin, femme d’une
quarantaine d’années, garde forestier qui vit presque en ermite dans une cabane dans la forêt, et se passionne pour les prédateurs, en particulier les coyotes. Traduction : Guillemette Belleteste, titre original : Prodigal summer Editeur : Rivages 497 pages
Mon avis : J’ai déjà lu Les yeux dans les arbres et Des cochons au
paradis que j’avais trouvés intéressants et bien écrits, mais pas enthousiasmée : je ne peux guère vous en dire plus car cette lecture date un peu !
Dans ce roman, une fois passée la présentations des différents personnages, j’ai trouvé quelques longueurs, pour finalement, l’apprécier de nouveau dès la deuxième moitié. La présence
incontournable de la nature m’a fait penser aux textes de Jim Harrison et j’ai aimé l’humour souvent présent dans les relations de couple, de famille ou de voisinage. Certains passages peuvent être
très drôles, comme la scène de la tortue vorace !
Les réflexions sur la protection des espèces sont très intéressantes, quoiqu’un peu redondantes parfois… Les chapitres plus émouvants sont écrits avec délicatesse. C’est un roman d’une lecture
agréable donc, et que je ne regrette
pas d’avoir découvert.
Lu dans le cadre du blogoclub de lecture : tous les avis sont recensés chez Sylire.
Extrait :Il s'intéressa à l'amour chez les hétérocères. Et encore davantage
lorsqu'elle lui expliqua que les humains eux-mêmes semblaient se fier à certains indices phéromonaux, bien que la plupart eussent été peu enclins à en connaître les détails. Cole, lui, le serait,
pensa-t-elle. Cole, cet homme qui enfouissait son visage dans le moindre repli de sa peau pour en humer l'odeur. Il aurait apprécié l'amour plus encore s'il avait été doté d'antennes plumeuses
comme un papillon de nuit, pour peigner l'air autour d'elle, et de pinceaux androconiaux ramifiés de manière élaborée qu'il pourrait reverser de son abdomen dans le but de revenir à elle grâce à sa
propre odeur.
Il avait demandé: «Alors quand on tombe amoureux de quelqu'un sans aucune raison apparente, c'est ce qui se passe? Les phéromones?
- Sans doute, avait-elle répondu. Probablement.»
Il s'était renversé sur le dos, les doigts noués sous sa tête, lui offrant une occasion de l'examiner de près. Il était étonnamment solide. Ses épaules, ses mains, l'étendue de son large ventre
plat et de sa poitrine - tout en lui la faisait se sentir petite et délicate. Voilà qu'il y avait un joyeux géant, nu, dans son lit.
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