Résumé : Au cours de l’été 1921, l’Irlande est
troublée par des bandes d’activistes ; certains d’entre eux menacent la tranquillité de la famille du Capitaine Gault, en s’attaquant à leur maison. Sa femme et lui décident qu’il vaut mieux pour
la famille partir à l’étranger, probablement pour longtemps. Leur fille Lucy, neuf ans, enfant un peu solitaire très attachée à la nature environnante, voudrait obliger ses parents à rester dans
ces lieux qu’elle aime. Le moyen qu’elle choisit va provoquer un drame qui touchera famille et amis de différentes manières et pour très longtemps. La culpabilité est en effet un mal qui peut
gâcher, voire détruire une vie.
Biographie d’après Evene :
Né en Irlande, William Trevor habite aujourd'hui le sud de l'Angleterre et écrit en Italie. Il est l'auteur de plusieurs romans (En lisant Tourgueniev, Ma maison en Ombrie, Le Silence du
jardin, Le Voyage de Felicia, Mourir l'été) publiés chez Phébus et de nombreux recueils de nouvelles qui ont donné l'occasion au New Yorker de lui donner le titre de « plus grand auteur
vivant de nouvelles en langue anglaise ». Mauvaises nouvelles et Très mauvaises nouvelles, annonçaient déjà le style grinçant de Trevor, Les anges dînent
au Ritz poursuit dans la même veine.
Traductrice : Katia Holmes Editeur et collection : PhébusLibretto 275 pages Titre original
: The story of Lucy Gault (2002) Lu pour la Saint-Patrick
: Grâce à la proposition du Club des Théières, dontvous pouvez trouver toutes les lectures en cliquant sur le lien, je suis ravie de fêter dignement la Saint-Patrick et de retrouver la littérature irlandaise
qui a été une de mes passions littéraires, il y a quelques années ! Et dire qu'à ce moment-là, j'étais passée à côté de William Trevor !
C’est volontairement que je ne vous ai pas dévoilé plus de l’histoire de Lucy, je pense qu’il faut vous la laisser découvrir. J’ai été tout de suite conquise par l’écriture de William Trevor que je
lisais pour la première fois : très précisement, sans rechercher le mélodrame, il fait passer l’émotion d’une manière remarquable, très pudique et en faisant confiance dans les capacités
d’interprétation du lecteur. Parfois il faut relire un passage pour être sûr de l’avoir correctement compris. Il sait raconter un événement dramatique en deux courtes phrases qui font monter les
larmes aux yeux ! Je pense qu’il faut aussi beaucoup de talent pour le traduire.
Bref, un coup de cœur pour Lucy et toute mon admiration pour William Trevor !
Un extrait :En passant devant les pêcheurs avec son père, Lucy crut
réentendre les pleurs et les lamentations, la plainte déchirante qui s’insinuait dans les cottages par les demi-portes, écho tragique d’un funeste moment revisitant un autre moment funeste. La
gaieté qui se manifestait de temps en temps à Lahardane n’était pas réelle et ne durait qu’aussi longtemps qu’ils pensaient à faire semblant. Dans ma liste à lire :En
lisant Tougueniev, Le voyage de Félicia, Les anges dînent au Ritz, Hôtel de la lune oisive… Les titres sont déjà magnifiques !
Ils l'ont lu aussi
:Grominou et Yvon (qui semble avoir lu tout de William Trevor, mais n'a pas commenté celui-ci...)
Mes romans irlandais préférés : La terre des femmes de Regina Mc Bride Les saisons de la nuit de Colum Mc Cann Eureka street de Robert Mc Liam Wilson Desperados de Jospeh O’Connor Inishowen de Jospeh O’Connor Chimères de Nuala O’Faolain Mauvaise pente de Keith Ridgway Le bateau-phare de Blackwater de Colm Toibin Comme au ciel de Niall
Williams Petits romans noirs irlandais anthologie de nouvelles "noires"
Je n'ai pas parlé de ces romans sur mon blog car ce sont des lectures un peu anciennes, mais si vous avez des questions, n'hésitez pas !
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