Mercredi 7 mai 2008
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.
Editeur : Actes sud 2006 Traduction : Lena Grumbach et Marc de Gouvenain 575 pages Titre original : Män som hatar kvinnor
Je ne prétends pas faire un billet particulièrement original aujourd’hui : j’ai succombé à la Milleniumania, et j’en rends compte, sans ressentir le plaisir de vous faire découvrir quelque auteur ou roman méconnu !
J’ai aimé cette lecture, mais ce n’est pas vraiment un coup de cœur : le scénario est bien ficelé, avec deux histoires en une, les situations sont fouillées et n’ont pas trop un goût de déjà-vu, les personnages sont attachants, avec une mention spéciale pour Lisbeth Salander, l’objet-livre est beau et agréable à lire… Alors quoi ? Je m’attendais sans doute à un peu autre chose, avec toutes les louanges que j’avais lues ici ou là ! J’ai adoré jusqu’à la rencontre de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, ensuite un petit peu moins… La sauce n’a pas tout à fait pris en ce qui me concerne, et voilà !
C’est une lecture très distrayante toutefois, mais si vous n’avez pas envie de le lire, pourquoi pas ? Vous n’en mourrez pas plus bête ! De mon côté, je ne me précipiterai pas immédiatement sur les tomes deux et trois que je pense quand même lire un jour...
Ils/elles l’ont lu aussi (faites-moi signe si je vous ai oublié !) Yspaddaden, Betty, Karine, Cathulu, Bellesahi, Florinette, Lou, Gawou, Anna Blume, Gachucha, BMR et MAM, Valdebaz, Dasola, Alain, Tamara, Cuné, Emeraude et Rethymna...
Des extraits :
La première phrase
C'était maintenant devenu un événement annuel. L'homme qui recevait la fleur fêtait ce jour-là ses quatre-vingt-deux ans.
- L'île restait coupée mais les choses ont commencé à se calmer. Nous ne nous sommes rendu compte de l'absence d'Harriet qu'au moment où nous passions à table pour un dîner tardif vers 20 heures. J'ai envoyé l'une de mes cousines la chercher dans sa chambre, mais elle est revenue en disant qu'elle ne la trouvait pas. Cela ne m'a pas inquiété outre mesure ; j'ai dû croire qu'elle était allée faire un tour ou qu'elle n'avait pas été informée que le dîner était servi. Et au cours de la soirée j'ai été occupé par diverses querelles familiales. Ce n'est que le lendemain matin, parce qu'Isabella me cherchait, que nous avons réalisé que personne ne savait où elle était et que personne ne l'avait vue depuis la veille.
Il écarta grand les bras.
Une seule condition devait être remplie. Maître Bjurman devait mourir de manière qu'elle-même ne puisse jamais être associée au crime. Elle se doutait bien que tôt ou tard son nom apparaîtrait dans une enquête policière à venir quand les flics examineraient les activités de Bjurman. Mais elle n'était qu'un grain de poussière dans toute une galaxie de clients actuels ou anciens, elle ne l'avait rencontré que quelques rares fois et, à moins que Bjurman n'ait noté dans son agenda qu'il l'avait forcée à lui faire une pipe - ce qu'elle jugeait invraisemblable -, elle n'avait aucune raison de l'assassiner. Il n'y aurait pas la moindre preuve que sa mort avait un rapport quelconque avec ses clients ; on pourrait penser à des ex-petites amies, des parents, des connaissances, des collègues et un tas d'autres gens. On pourrait même cataloguer cela de random violence, scénario dans lequel le meurtrier et victime ne se connaissaient pas.



Derniers commentaires