Mercredi 28 mai 2008
Présentation de l'éditeur :
À presque quarante ans, Lorenzo Brown sort enfin de prison. Bien décidé à se tenir à carreau, il s'investit corps et âme dans une association de défense des animaux maltraités. Mais dans les quartiers les plus miséreux de Washington D.C., le pouvoir reste entre les mains des patrons de la drogue. Et voici Brown à nouveau embringué dans le cycle infernal de la violence...
Biographie (d’après Pol’art noir) : George P. Pelecanos est un pur produit de Washington DC, capitale des États-Unis et siège de la Maison Blanche. Il y est né, en 1957, de parents d'origine grecque, y a grandi, loin du fameux bureau ovale et plutôt du côté des quartiers noirs et ouvriers, y a appris la vie, et y réside aujourd'hui.
À dix-sept ans, un évènement inattendu va changer le cours de son existence : il blesse accidentellement un ami au visage avec une arme à feu. Celui-ci échappera de peu à la mort et Pelecanos prend alors conscience de la fragilité de la vie humaine et de la facilité avec laquelle le destin frappe parfois à la porte.
Il fait quelques études de cinéma à l'université de Maryland et enchaîne les petits boulots : d'abord dans le snack de son père, puis en tant que barman, cuistot, ou encore vendeur de chaussures. En 1981, retour au cinéma chez Circle Film, où il organise la distribution de films tels que The Killer de John Woo, ou Un Ange à ma Table de Jane Campion. La légende voudrait qu'il ait produit certains films des frères Coen, mais il semblerait bien que ce soit justement... une légende. C'est aussi l'époque où il se met à écrire, surtout la nuit.
En 1990, il tente l'aventure de l'édition avec un premier roman, A Firing Offense, qui sera d'abord refusé, puis finalement édité en 1992. Dès lors le succès arrive rapidement et il va enchaîner les romans, au rythme d'au moins un chaque année, et est considéré à juste titre comme une des références de la littérature noire américaine.
Editeur : Points Traduit de l’américain par Etienne Menanteau 311 pages
Ma lecture : Je découvrais George Pelecanos avec ce roman, et ça a été une révélation, non pas brusque, mais montant petit à petit à mesure que les pages tournaient ! C‘est un drame, un vrai drame, presque shakespearien, avec beaucoup de tendresse pour les personnages : Lorenzo Brown, qui en sortant de prison, a trouvé une nouvelle vie en s’occupant d’animaux maltraités ou délaissés, en essayant de dialoguer avec leurs maîtres pour améliorer leurs conditions de vie ou en intervenant de façon plus autoritaire si nécessaire.
Rachel Lopez est sa contrôleuse de correctionnelle, elle met du cœur à son travail, malgré ou à cause des failles qui rythment sa vie.
On ne sent pas tout de suite le drame se nouer, mais, sans vous en dire plus, sachez que Lorenzo a conservé quelques amitiés dans le milieu des trafiquants de drogue. Quand les événements se précipitent, on y assiste en spectateur impuissant, c’est très bien écrit et très visuel, et j’ai vraiment été touchée à cette lecture. J’irai plus loin avec cet auteur, c’est sûr !
Extraits :
Lorenzo Brown ouvrit les yeux. Contempla les fissures du plafond en plâtre et reprit ses esprits.
Il ne se trouvait pas dans un lit de camp, mais au fond d'un vrai plumard bien propre. Dans un appartement dont les portes s'ouvraient et se fermaient à volonté. Dans un appartement où il pouvait se déplacer à sa guise.
Il balança les pieds par-dessus le bord du matelas. Sa chienne, une bâtarde de taille moyenne qui répondait au nom de Jasmine, se leva de son coin de tapis, s'étira et s'ébroua. Et vint le voir en faisant cliqueter ses griffes sur le plancher et posa le museau sur son genou. Il la frotta derrière les oreilles et lui flatta les flancs. (...)
- Tu te rappelles l’époque où Washington avait été rebaptisée Dodge City ?
- C’était un coup des journalistes. Ceux qui ont la trouille de venir dans les quartiers sur lesquels ils pondent des articles.
- Les gens ordinaires ne supportaient pas qu’on appelle leur ville comme ça.
- Ils avaient raison. Il aurait mieux valu l’appeler Drama City.
- Un peu comme les deux visages suspendus au-dessus de la scène dans certains théâtres, celui qui sourit et celui qui pleure…
- Cette ville a plus que deux visages.

À presque quarante ans, Lorenzo Brown sort enfin de prison. Bien décidé à se tenir à carreau, il s'investit corps et âme dans une association de défense des animaux maltraités. Mais dans les quartiers les plus miséreux de Washington D.C., le pouvoir reste entre les mains des patrons de la drogue. Et voici Brown à nouveau embringué dans le cycle infernal de la violence...
Biographie (d’après Pol’art noir) : George P. Pelecanos est un pur produit de Washington DC, capitale des États-Unis et siège de la Maison Blanche. Il y est né, en 1957, de parents d'origine grecque, y a grandi, loin du fameux bureau ovale et plutôt du côté des quartiers noirs et ouvriers, y a appris la vie, et y réside aujourd'hui.
À dix-sept ans, un évènement inattendu va changer le cours de son existence : il blesse accidentellement un ami au visage avec une arme à feu. Celui-ci échappera de peu à la mort et Pelecanos prend alors conscience de la fragilité de la vie humaine et de la facilité avec laquelle le destin frappe parfois à la porte.
Il fait quelques études de cinéma à l'université de Maryland et enchaîne les petits boulots : d'abord dans le snack de son père, puis en tant que barman, cuistot, ou encore vendeur de chaussures. En 1981, retour au cinéma chez Circle Film, où il organise la distribution de films tels que The Killer de John Woo, ou Un Ange à ma Table de Jane Campion. La légende voudrait qu'il ait produit certains films des frères Coen, mais il semblerait bien que ce soit justement... une légende. C'est aussi l'époque où il se met à écrire, surtout la nuit.
En 1990, il tente l'aventure de l'édition avec un premier roman, A Firing Offense, qui sera d'abord refusé, puis finalement édité en 1992. Dès lors le succès arrive rapidement et il va enchaîner les romans, au rythme d'au moins un chaque année, et est considéré à juste titre comme une des références de la littérature noire américaine.
Editeur : Points Traduit de l’américain par Etienne Menanteau 311 pages
Ma lecture : Je découvrais George Pelecanos avec ce roman, et ça a été une révélation, non pas brusque, mais montant petit à petit à mesure que les pages tournaient ! C‘est un drame, un vrai drame, presque shakespearien, avec beaucoup de tendresse pour les personnages : Lorenzo Brown, qui en sortant de prison, a trouvé une nouvelle vie en s’occupant d’animaux maltraités ou délaissés, en essayant de dialoguer avec leurs maîtres pour améliorer leurs conditions de vie ou en intervenant de façon plus autoritaire si nécessaire.
Rachel Lopez est sa contrôleuse de correctionnelle, elle met du cœur à son travail, malgré ou à cause des failles qui rythment sa vie.
On ne sent pas tout de suite le drame se nouer, mais, sans vous en dire plus, sachez que Lorenzo a conservé quelques amitiés dans le milieu des trafiquants de drogue. Quand les événements se précipitent, on y assiste en spectateur impuissant, c’est très bien écrit et très visuel, et j’ai vraiment été touchée à cette lecture. J’irai plus loin avec cet auteur, c’est sûr !
Extraits :
Lorenzo Brown ouvrit les yeux. Contempla les fissures du plafond en plâtre et reprit ses esprits.
Il ne se trouvait pas dans un lit de camp, mais au fond d'un vrai plumard bien propre. Dans un appartement dont les portes s'ouvraient et se fermaient à volonté. Dans un appartement où il pouvait se déplacer à sa guise.
Il balança les pieds par-dessus le bord du matelas. Sa chienne, une bâtarde de taille moyenne qui répondait au nom de Jasmine, se leva de son coin de tapis, s'étira et s'ébroua. Et vint le voir en faisant cliqueter ses griffes sur le plancher et posa le museau sur son genou. Il la frotta derrière les oreilles et lui flatta les flancs. (...)
- Tu te rappelles l’époque où Washington avait été rebaptisée Dodge City ?
- C’était un coup des journalistes. Ceux qui ont la trouille de venir dans les quartiers sur lesquels ils pondent des articles.
- Les gens ordinaires ne supportaient pas qu’on appelle leur ville comme ça.
- Ils avaient raison. Il aurait mieux valu l’appeler Drama City.
- Un peu comme les deux visages suspendus au-dessus de la scène dans certains théâtres, celui qui sourit et celui qui pleure…
- Cette ville a plus que deux visages.



La quatrième de couverture :

Mot de l’éditeur :







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