Dimanche 22 novembre 2009
Quatrième de couverture : Rentrez dans un nouveau Manhattan où les tueurs en série se plaignent d'être toujours les premiers incriminés dès que trois ou quatre victimes sont tuées de la même façon.
Dans ce monde, les flics sont régulièrement contactés par des zoos pour faire des remplacements lorsque l'ours titulaire est en congé maladie ; les dessinateurs de la police refusent de faire des
portraits-robots tant que le suspect ne vient pas prendre la pose ; et un Grand Congrès des Ennemis se tient chaque année sur la Côte Est... Au milieu de ce joyeux capharnaüm, vous trouverez aussi
un dentiste qui fait des mystères... Neuf nouvelles imprégnées de l'humour burlesque et décalé du cinéaste américain à savourer.
L'auteur : Né en 1935 à Brooklyn, comédien, réalisateur, scénariste et musicien, il a également écrit des pièces de théâtre et plusieurs
recueils de nouvelles dont Dieu, Shakespeare et moi, Opus 1 (Solar) et Destins tordus (Robert Laffont).
70 pages
Editeur : J'ai lu (août 2009)
Collection : Librio
Traduction : Nicolas Richard
Titre original : Mere anarchy
Mon avis : C’est la première fois que je lisais Woody Allen,
alors que j’ai du voir presque tous ses films. J’ai bien retrouvé dans ces nouvelles l’humour décalé et l’imagination débridée du réalisateur de Harry dans tous ses états ou Tout le monde
dit I love you, pour citer ceux qui sont le plus dans cette veine d’humour loufoque, où n’importe quoi peut arriver, même le plus improbable ! Les nouvelles sont assez différentes les unes
des autres et le sourire est plus ou moins large selon qu’on y entre facilement ou un peu plus lentement. Mes préférées sont « Mortelles papilles, ma jolie » qui évoque un peu le
regretté Vernon Sullivan, où des malfrats sont prêts à tout pour un foie gras ou une truffe, et « Dentiste mystérieux à Manhattan », une histoire de tueur en série hilarante. Deux
ou trois nouvelles, sur l’écriture de scénarii ou de romans et les écrivains, méritent aussi le détour.
A déguster en quelques bouchées entre deux lectures plus roboratives !
Cette fois, ce
sont Cuné et Wictoria qui ont joué les
tentatrices… mais à 2 euros, c’est un achat qui ne compte pas !
Extraits : Lorsqu’on m’eut affranchi sur le compte d’April Fleshpot, je sautai dans un taxi direction York Avenue. Chez
Sotheby’s, les enchères allaient bon train. Une quiche fut adjugée pour trois millions, une paire d’œufs à la coque assortis atteignit les quatre millions et un hachis parmentier ayant appartenu
au duc de Windsor fut vendu pour un montant de six millions de dollars. Lorsqu’on annonça la mise à prix de la truffe, un brouhaha parcourut la salle.
Mon livre, qui met en scène un mime face à Dieu, dans une confrontation au cours de laquelle ni l’un ni l’autre ne pipe mot
pendant six cent pages, possédait un mordant qui avait manifestement fait grincer des dents de l’establishment. Cependant je suis convaincu, aujourd’hui encore, que le critique du Times qui
l’avait qualifié de « déchet littéraire » était totalement passé à côté de mon propos.
Par kathel
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Publié dans : Etats-Unis
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Vendredi 20 novembre 2009
Présentation de l'éditeur : Décembre dans le comté de Nation, Iowa. Même si l'hiver est particulièrement clément, tout semble marcher au ralenti. Un calme apparent pour
le shérif Cari Houseman et ses coéquipiers, qui va voler en éclats lorsque les frères Heinman les appellent après avoir trouvé un cadavre sur les terres de leur ferme isolée. La victime est vite
identifiée : un immigré mexicain qui travaillait à l'usine de conditionnement de viande casher. Dès lors, le shérif Houseman comprend que l'enquête va être ardue. Les campagnes américaines ont en
effet bien changé au cours des dernières années : l'immigration, qu'elle soit issue d'Amérique centrale ou d'Europe de l'Est, a considérablement modifié leur physionomie. Rien que dans le comté de
Nation, on dénombre plus de dix-huit langues parlées, et autant de traditions différentes, ce qui, pour un coin désolé de l'Iowa, n'est pas sans poser quelques problèmes. […] Suspense haletant
inscrit dans une réalité que Donald Harstad, shérif dans l'Iowa depuis plus de vingt ans, connaît parfaitement : 4 jours avant Noël est, plus encore qu'un thriller remarquable d'intensité,
un document brut sur les méthodes policières et sur les nouveaux visages du mal au plus profond d'un pays en pleine mutation.
401 pages
Editeur : Points Policier (novembre 2009)
Traduction : Gilles Morris-Dumoulin
Titre original : A long december
Mon avis prendra la forme d’un
billet un peu paresseux, ce soir ! La quatrième de couverture donne bien l’ambiance. Le récit de l’enquêteur Carl Houseman, avec son ton plein d’humour et d’autodérision, sonne
particulièrement vrai et n’omet aucun détail de la plongée très réaliste dans le fin fond de l’Iowa, sur les traces de terroristes d’un nouveau genre, en ce mois de décembre 2001. Tous les services
de police du comté et même fédéraux sont sur les dents, mais le groupe mené par Carl Houseman ne démérite pas, grâce à sa connaissance du terrain.
Pas de grosses ficelles dans ce thriller, ni de traits exagérés, juste le quotidien d’un policier qui confronté à de gros poissons du terrorisme, reste égal à lui-même et apporte sa pierre au
bouclage rapide et efficace de l’enquête. Ce qui est vraiment remarquable, c’est le style réaliste de l’écriture, puisque Harstad s’inspire d’enquêtes auxquelles il a réellement participé. Une
belle réussite dans ce genre !
Repéré chez Cuné qui a décidé de nous
tenter de nouveau, avec quelques amies tout aussi honteusement « pousse-au-crime », en commentant le dernier Harstad, 6 heures plus tard… Je me suis donc jetée sur le clavier lors de la dernière proposition de lecture
en partenariat sur BOB, et l’attends pour bientôt !
Par kathel
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Publié dans : Etats-Unis
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Taguée par Carine du Bookomaton, je suis priée de déclarer 7 choses qui rythment mon automne. Exercice qui paraît difficile au départ, mais finalement, je fais tout de même quelque chose de cet automne, la
preuve par sept :
Côté lecture, les mois à venir vont être parsemés de romans de chez
Actes Sud. L’explication en est que, ayant un émissaire en Arles
pour son travail, il m’a téléphoné de la librairie Actes Sud en me demandant quels livres m’intéressaient… Certains titres m’ayant tiré
des approbations enthousiastes, il est revenu à la maison avec une petite demi-douzaine de volumes qui m’attendent donc dans mon panier à lire !
Toujours pour les lectures, de nombreux défis naissent, tous plus alléchants les uns que les autres, et j’ai donc cédé à l’un d’entre
eux, et pour ne pas faire de jaloux, à trois autres ensuite ! C’est promis, maintenant, j’arrête !
Une autre particularité de cet automne, ce sont des visites de musées : la Biennale d’art contemporain, dont j'ai déjà parlé, est dispersé sur plusieurs sites,
cela permet donc de fractionner les plaisirs, et une exposition sur l’art moderne au Musée des Beaux Arts intitulée : Picasso, Matisse, Dubuffet, Bacon... les modernes s’exposent.
Jawlensky Méduse
Pour supporter les soirées déjà fraîches ou pluvieuses, ou brumeuses, ou travailleuses, quoi de mieux
qu’une bonne tasse de thé ? Je les ai découverts pendant
mes vacances, dans la Drôme, ce sont les thés de la maison d’Eglantine et ils sont en vente par correspondance ! Le thé des
brumes (thé noir, myrtilles, châtaigne, noix) et le thé de la méditerranée (thé noir de Chine, lavande, vanille, mandarine) sont mes préférés du moment et ils sont
délicieux...
Nous passerons rapidement sur les réunions et rendez-vous divers qui s’additionnent, impossible d’y couper, mais ce n’est pas la partie la plus agréable de mon
travail !
Ne comptez pas sur moi pour les découvertes musicales, cela m’arrive, mais je suis plutôt dans une période
classique et j’écoute donc des opéras de Mozart, surtout depuis
que j’ai vu Don Giovanni...
Les soirées télé sont plutôt éparpillées et pas forcément enthousiasmantes, sauf celle du jeudi avec
24 heures chrono série par laquelle je me laisse prendre pour la
première année alors que c’est la saison 7 ! Cela ne deviendra pas ma série préférée, qui est toujours Six pieds sous terre jusqu’ici, mais cela se laisse regarder.
Voilà, cela fait 7, j'espère que cela satisfera ta curiosité, Carine...
J'édite trois heures après : j'ai complètement oublié de taguer d'autres malheureux : allez, je vous épargne pour cette fois ! Que reprenne ce questionnaire qui veut !
Par kathel
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Publié dans : défis, jeux
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