Présentation de
l'éditeur : Dans l’aube fantomatique de l’hiver parisien, la brigade fluviale découvre une barque amarrée au quai des Orfèvres. A l’intérieur, le cadavre
d’une jeune femme drapée de blanc et la carte de visite d’un célèbre parfumeur. Le commandant Desprez de la Criminelle, aidé de la Fluviale, se trouve embarqué dans une enquête obsédante. Au
fleuve sondé répond la mémoire remuée. La Seine, en ses méandres, charrie de noirs secrets. Alors, l’histoire peut dériver…
L'auteur : Ingrid Astier vit à Paris, face à la Seine. Elle choisit le roman noir pour sa faculté à se pencher
sans réserve sur l’être humain. Elle aime l’anatomie, le chocolat et le vin, sans discrimination de couleur, Faith No More, Rob Zombie, Trent Reznor et Schubert. Et traîner partout, où elle ne
devrait pas être. Quai des enfers, son premier roman à la Série Noire, a été récompensé par plusieurs prix, dont le Prix Paul Féval de littérature populaire de la
Société des Gens de Lettres. Depuis, Ingrid Astier est devenue la marraine de la brigade fluviale.
480 pages
Editeur : Folio
Dériver dans Paris au fil de la Seine en barque, pour finir au pied du Quai des Orfèvres, c'est ce qui
constitue le dernier voyage d'une belle jeune femme, évoluant dans le milieu de la mode. La découverte en est faite par un policier atypique de la Brigade Fluviale, passionné par les petites
histoires de Paris, une sorte de Lorant Deutsch du fleuve. Les premières constatations montrent qu'elle a été tuée par quelqu'un qui la connaissait, et d'une manière assez étrange. Rien n'est
caché ou omis de l'enquête, suivant les différents policiers, le légiste, au plus près de leurs recherches. Les caractères se révèlent, la vie privée se dévoile, et l'atmosphère se fait de plus
en plus prenante.
Il faut dire que le roman est servi par une écriture des plus agréables, une fois la phase d'adaptation passée ; en effet, on recommande souvent aux apprentis écrivains d'épurer leur style
en enlevant les adjectifs, mais quand un auteur emploi les adjectifs coruscant, verruqueux ou cynégétique avec autant de grâce qu'Ingrid Astier, que faire d'autre qu'applaudir à deux mains, je
vous le demande ? Les détails sur l'histoire de Paris ajoutent leur petit grain d'originalité à une intrigue déjà fascinante, et si le déroulé de l'enquête, de la découverte à
l'identification, de l'autopsie à l'audition des suspects, est classique, il y a un petit quelque chose en plus qui m'a vraiment retenue captive des lignes ! J'ai même pu passer sur quelques
détails macabres qui ne sont pas ma tasse de thé, parce qu'ils étaient indispensables et soigneusement dosés à la fois. Je n'y ai pas trouvé un mot de trop, et j'ai admiré cette belle réussite
pour un premier polar.
Extrait : La première fois que Rémi avait aperçu l'Institut médico-légal, c'était, comme tout le monde, depuis le train fantôme du métro. Les wagons chahutaient sur le viaduc hélicoïdal, en mugissant. Fait étrange, la station de métro enlaçait les murs austères, entamant autour des fenêtres à barreaux une ronde reptilienne.
Vu chez Alain, Alex Mot-à-mots, Lucie, Miss Alfie...
Défi Paris, je t'aime chez Sharon.
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Quatrième de
couverture : 
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